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	<title>Ma planète bleue</title>
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	<description>Parce que la terre ne tourne pas rond</description>
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		<title>La tempête solaire qui a touché la terre est-elle dangereuse?</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 04:18:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences]]></category>

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		<description><![CDATA[Biensûr, l'éruption solaire de la nuit du dimanche 22 au lundi 23 janvier ne rivalisera pas avec celle de 1989, qui avait provoqué chez nous, au Québec, et dans le nord-est des Etats-Unis une panne électrique générale de 9 heures. Ni avec celle de 1859, la plus violente jamais enregistrée, qui avait généré des surtensions sur le réseau télégraphique et des incendies en Amérique du Nord. Mais c'est tout de même une tempête importante.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1753" title="solar_top" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/01/solar_top.jpg" alt="" width="480" height="267" />Biensûr, l&#8217;éruption solaire de la nuit du dimanche 22 au lundi 23 janvier ne rivalisera pas avec celle de 1989, qui avait provoqué chez nous, au Québec, et dans le nord-est des Etats-Unis une panne électrique générale de 9 heures. Ni avec celle de 1859, la plus violente jamais enregistrée, qui avait généré des surtensions sur le réseau télégraphique et des incendies en Amérique du Nord. Mais c&#8217;est tout de même une tempête importante.</p>
<p>Le flux de protons dans l&#8217;espace interplanétaire est particulièrement intense : c&#8217;est le plus élevé depuis 2005. L&#8217;éruption a projeté un nuage de plasma à la vitesse de 6,4 millions de km/h. La tempête géomagnétique induite est classée au niveau 3 sur une échelle de 5.</p>
<p>Notre astre solaire a ses hauts et ses bas qui suivent des cycles de onze ans entre deux pics d&#8217;activité. Il émerge actuellement d&#8217;un long sommeil qui a atteint son niveau le plus profond entre 2008 et 2010. Il atteindra le paroxysme de son agitation en 2013, prédisent les astronomes. Durant ces périodes d&#8217;effervescence, de nombreuses taches viennent ternir par endroit – et, paradoxalement, rendre globalement plus brillante – sa surface. Ces taches sont la manifestation d&#8217;un champ magnétique très agité, qui remonte par endroits des tréfonds de l&#8217;astre et atteint sa surface, formant alors une zone sombre à l&#8217;activité intense.</p>
<div id="attachment_1759" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1759" title="tempete_solaire" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/01/tempete_solaire.jpg" alt="" width="480" height="267" /><p class="wp-caption-text">L&#39;éjection de masse coronale est toujours un spectacle impressionnant</p></div>
<p>Le champ magnétique du Soleil s&#8217;ancre dans un gaz brûlant à des températures d&#8217;environ 6 000 degrés, et qui évolue dans un mouvement perpétuel comparable à une ébullition. Il est parcouru de particules électriquement chargées, protons ou électrons. L&#8217;énergie qui s&#8217;y emmagasine peut brusquement se libérer dans une explosion, qui crée un gaz encore plus brûlant, pouvant atteindre une dizaine de millions de degrés. C&#8217;est ce qui s&#8217;est passé lundi. Est alors éjectée dans l&#8217;espace une partie de la masse solaire accompagnée d&#8217;un champ magnétique propre. Celui-ci arrive en un jour ou deux sur Terre, c&#8217;est-à-dire aux alentours du mardi 24 janvier.</p>
<p>Heureusement, nous les Terriens, sommes protégés de ces bombardements par une double enveloppe : la magnétosphère et l&#8217;atmosphère. Les détecteurs de particules au sol n&#8217;ont, pour le moment, mesuré aucune activité anormale. Toutefois, des particules énergétiques solaires peuvent s&#8217;introduire dans la région des pôles. Le champ magnétique de l&#8217;astre, en se couplant avec son homologue terrestre, provoque alors des instabilités qui formeront de magnifiques aurores boréales.</p>
<p><strong>Mais est-ce que les tempêtes solaires peuvent avoir d’autres conséquences que la formation d’aurores boréales?</strong></p>
<p>Les particules solaires peuvent avoir des conséquences autrement plus fâcheuses. Notamment en déréglant les systèmes informatiques des satellites – et donc en perturbant potentiellement les systèmes de communication qui en dépendent. On a déjà perdu plusieurs satellites de cette façon, qui ne parvenaient plus à bien interpréter leurs commandes.</p>
<p>Par ailleurs, la ionosphère, à environ 80 kilomètres au-dessus de nous et utilisée pour les transmissions radio, peut également être touchée. Des problèmes de communication peuvent alors survenir sur des lignes aériennes proches des pôles. C&#8217;est arrivé en 2005, quand des avions volant dans la région du pôle Sud ont dû être redirigés.</p>
<p>Les tempêtes géomagnétiques peuvent avoir aussi des effets insoupçonnés. En juin, l&#8217;Organisation pour la coopération et le développement économiques notait que ce type d&#8217;aléa météorologique, consécutif à une éruption solaire, faisait partie des quelques risques majeurs susceptibles de perturber l&#8217;économie mondiale. De plus en plus intégré, le système économique – et notamment les marchés financiers – reposent en effet sur les technologies de l&#8217;information et de la communication. On peut imaginer les conséquences désastreuse d’une panne majeure des satellites de communication et des réseaux d’électricité!</p>
<p><strong>Alors est-ce que c’est dangereux pour nous? Avons nous été exposé à une forme de radiation quelconque ?</strong></p>
<p><strong></strong>Enfin, s&#8217;il n&#8217;y a à peu près aucun risque d&#8217;être criblé de protons tant qu&#8217;on reste sur le plancher des vaches, il n&#8217;en est pas de même pour les personnes voyageant en avion dans les régions polaires, et pour les quelques humains qui évoluent hors du cocon atmosphérique. Il en est ainsi du personnel de la Station spatiale internationale, situé à près de 500 kilomètres de la Terre. Bien qu&#8217;ils soient toujours sous la protection de la magnétosphère, qui s&#8217;étend jusqu&#8217;à 40 000 km autour de la Terre, ils subissent tout de même de fortes radiations. Un porte-parole de la NASA a indiqué que des experts de la NASA ont étudié la question et décidé qu&#8217;aucune mesure ne devait être prise par les six astronautes de la Station spatiale internationale pour se protéger. Ils n&#8217;auront pas besoin de se réfugier dans le compartiment spécialement prévu pour les protéger contre cette possibilité.</p>
<div id="attachment_1755" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1755" title="space_station" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/01/space_station.jpg" alt="" width="480" height="267" /><p class="wp-caption-text">La station spatiale internationale, dont la construction s&#39;est entamé en 1998, devrait s&#39;achever cette année, en 2012.</p></div>
<p>Il n’y a donc rien à s’inquiéter, c&#8217;est une bourrasque, ce n&#8217;est pas un orage sérieux. Nous aurons plutôt droit à un spectacle hors du commun dans les hautes latitudes : une recrudescence des aurores boréales.</p>
<p><strong>Et</strong> <strong>pour nos satellites?</strong></p>
<p>Côté communications, toutefois, on ne s&#8217;attend pas à un impact majeur sur les satellites. Les experts surveilleront toutefois les effets de la tempête sur les systèmes de localisation par satellite &#8211; les GPS &#8211; parce que ceux-ci, qui étaient très rares lors de la dernière tempête solaire, sont devenus omniprésents. Quoi qu&#8217;il en soit, les experts disent que c&#8217;est un événement de routine. C&#8217;est seulement le cycle solaire qui recommence. On va en avoir d&#8217;autres, des pires que ça, sûrement. Mais il ne faut pas s’attendre à des cataclysmes. Ce qui se passe présentement est dans l&#8217;ordre des choses. C&#8217;est une tempête tout à fait normale.</p>
<p>La seule chose à faire : scruter le ciel, vous verrez peut-être un magnifique spectacle, tout à fait inoffensif!</p>
<p>Source : LeMonde.fr, Radio-Canada et La Presse (2012)</p>
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		<title>Les 10 découvertes de l&#8217;année</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 16:13:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences]]></category>

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		<description><![CDATA[Année après année, nous sommes impatients de découvrir le fruit du travail des chercheurs québécois. Et l’année 2011 n’a rien à envier aux précédentes! Certaines recherches relèvent de la science fondamentale tandis que d’autres ont déjà des applications concrètes. Certaines trouvailles ont été faites au coeur de la forêt québécoise ou au beau milieu du fleuve St-Laurent, et d’autres dans le silence d’un laboratoire. Le magazine Québec-Science a sélectionné 10 découvertes parmi les quelques 90 qui leur avaient été soumises.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1742" title="top" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/01/top.jpg" alt="" width="480" height="267" />Année après année, nous sommes impatients de découvrir le fruit du travail des chercheurs québécois. Et l’année 2011 n’a rien à envier aux précédentes! Certaines recherches relèvent de la science fondamentale tandis que d’autres ont déjà des applications concrètes. Certaines trouvailles ont été faites au coeur de la forêt québécoise ou au beau milieu du fleuve St-Laurent, et d’autres dans le silence d’un laboratoire. Le magazine Québec-Science a sélectionné 10 découvertes parmi les quelques 90 qui leur avaient été soumises.</p>
<p>Voici donc un survol des 10 découvertes de l’année qui se sont démarquées par leur rigueur scientifique, mais aussi grâce à leur originalité et leur aspect novateur. Bref, le meilleur de la science d’ici!</p>
<p><strong>1-Lumière sur les neurones</strong></p>
<p>C’est la quête ultime des biologistes : observer en direct les signaux que s’échangent les 100 milliards de neurones du cerveau! Ce rêve, les physiciens du Centre d’optique, photonique et laser de l’Université Laval s’en approchent un peu plus chaque jour. Le tout au service d’une nouvelle science, l’optogénétique.</p>
<p>L’outil qu’ils viennent de développer offre une incursion inédite au coeur des méandres cérébraux! Cette électrode, appelée «optrode», parce qu’elle est à la fois optique et électrique, permet en effet d’étudier les neurones un par un, et même de les contrôler en utilisant de la lumière. Une révolution en neurobiologie.</p>
<p>Pour mieux comprendre cette brillante découverte, il faut savoir que les neurones communiquent entre eux en générant de brefs signaux électriques. Depuis des décennies, les spécialistes étudient ce phénomène grâce à de fines pipettes en verres remplies d’une solution saline conductrice. En collant le minuscule embout de la pipette contre un neurone, ils peuvent enregistrer les courants générés au niveau de sa membrane. Par contre, cette technique ne donne pas d’informations sur les mécanismes internes qui régissent le fonctionnement de la cellule. Il fallait donc un outil qui parvienne à capter ces signaux complexes en plus de l’activité électrique.</p>
<p>Utiliser la lumière pour activer ou inhiber des mécanismes moléculaires à l’intérieur des neurones, grâce à des protéines fluorescentes insérées artificiellement dans les cellules pour servir d’interrupteurs. Certe, l’optogénétique est encore très expérimentale. Les chercheurs entrevoient tout juste l’immense champ d’exploration qui s’ouvre à eux. Si l’utilisation de la lumière peut paraître loufoque, les objectifs sont toutefois très sérieux.</p>
<p>Les outils comme l’optrode permettent d’observer un cerveau intact, peut-être même un jour chez l’humain, et donc de mettre au point de nouveaux traitement.</p>
<p><strong>2-Mal de dos, mal de cerveau</strong></p>
<p>La douleur lombaire n’affecte pas seulement le dos, elle abîme aussi le cerveau. Mais on sait maintenant que ces lésions sont réversibles. La douleur lombaire est un vrai handicap. Elle empoisonne l’existence, embrouille le jugement, gruge la patience et peut même causer la dépression et des troubles anxieux.</p>
<p>Pire encore, les patients sont souvent atteints jusque dans leur cerveau : la matière grise s’amincit, parfois au point d’entraîner des troubles cognitifs. Le laboratoire du Alan Edwards Center for research on pain, à l’Université McGill, est entièrement dédié à l’étude de la douleur. La chercheuse Laura Stone en est convaincue : soulager la douleur chronique améliore la qualité de vie, mais aussi le fonctionnement du cerveau.</p>
<p>Il semble que la douleur agisse comme une charge cognitive additionnelle et cette dernière serait à l’origine des modifications cérébrales. Les chercheurs du centre espéraient pouvoir ralentir la progression de ces modifications cérébrales, en traitant la douleur, mais ils se sont aperçu que le traitement mène à une récupération complète. C’est une excellente nouvelle pour les gens victimes de douleur chronique au dos!</p>
<p><strong>3-Tous des mutants</strong></p>
<p>Chaque personne possède quelques gènes qui diffèrent un peu de ceux portés par son père ou sa mère. Ces gènes ont muté, contribuant à faire évoluer l’espèce. Le rythme de mutation de l’ADN humain est toutefois plus lent qu’on croyait. Dans nos gènes, se trouvent une quarantaine de mutations que nos parents n’avaient pas. Et il en apparaît autant à chaque génération. C’est ce qu’on découvert des chercheurs américains, britanniques et montréalais en comparant pour la première fois le génome complet de deux parents à celui de leurs enfants.</p>
<p>Les mutations constituent un phénomène normal. Les chercheurs croyaient cependant que le taux de mutation chez l’humain était d’environ une centaine par génération. Or, il est beaucoup moindre. Une trouvaille qui a même mérité quelques pages dans la fameuse revue Nature Genetics en juin 2011.</p>
<p>Cette découverte pourrait déboucher sur des applications concrètes en santé. Plusieurs maladies, notamment les cancers, résultent de mutations dans le génome, d’où l’intérêt de comprendre comment ces anomalies apparaissent et se transmettent au fil des générations, parce que posséder un gène mutant a rarement pour effet de nous donner de super-pouvoirs!</p>
<p><strong>4-L’arme secrète des bactéries</strong></p>
<p>Des chercheurs ont percé une partie du mystère entourant la résistance des bactéries contre les virus et cette découverte pourrait aider à contrer la résistance aux antibiotiques et à fabriquer de meilleurs fromages!</p>
<p>Les bactéries et les virus se livrent une guerre sans merci. Pour se défendre, certaines bactéries ont mis au point un système ingénieux. Lorsqu’elles sont infectées, elles dérobent un morceau d’ADN à leur attaquant et l’intègrent à leur propre génome. C’est comme si elles avaient trouvé le moyen de se vacciner contre le virus. C’est ce qu’a découvert l’équipe de Sylvain Moineau, professeur au département de biochimie, microbiologie et bioinformatique de l’Université Laval, en étudiant <em>Streptococcus thermophilus</em>, une bactérie utilisée dans l’industrie laitière pour fabriquer du yogourt ou certains fromages. Cette découverte aura non seulement des applications en médecines, mais aidera à créer de meilleurs fromages.</p>
<p><strong>5-Collaboration souterraine</strong></p>
<p>Certains feuillus et conifères soudent leurs racines pour partager les ressources du sol. L’un disparait, l’autre dépérit. Une découverte. faites par des chercheurs de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, qui pourrait changer les pratiques forestières.</p>
<p>L’étude s’est concentrée sur les peuplements de pins gris, mais le phénomène semble répandu chez plusieurs espèces. Déjà, les compagnies forestières se sont montrées intéressées par la découverte, publiée en juin dernier.</p>
<p><strong>6-Visser dans le mille</strong></p>
<p>Les plaques et vis de métal utilisées pour réparer les fractures des os pourraient bientôt être dépassées. Une nouvelle vis réparatrice en mousse de titane pourrait remplacer les vis d’acier inoxydable et accélérer la guérison.</p>
<p>Parce que la vis est perforée de trous de 50 à 400 microns de diamètres, les cellules responsables de la synthèse des os peuvent y pénétrer. Peu à peu ils colonisent l’implant et rebâtissent le tissu osseux.</p>
<p><strong>7-Du poisson pour l’intelligence</strong></p>
<p>L’exposition aux pesticides durant la grossesse nuit au développement intellectuel des enfants. Cette découverte a même fait la manchette des journaux en 2011. La chercheuse qui a fait la découverte suggère donc aux femmes enceintes de manger bio, car même lavé, certains fruits et légumes restent contaminés par les pesticides.</p>
<p><strong>8-L’estuaire tourne au vinaigre</strong></p>
<p>Les eaux du fond de l’estuaire du St-Laurent s’acidifient plus vite que les océans. Ainsi, l&#8217;équipe de recherche est montée à bord du navire Coriolis II pour recueillir des échantillons dans le fond du fleuve Saint-Laurent, entre le fjord du Saguenay et Sept-Îles. Les membres ont comparé leurs résultats à ceux recueillis dans les années 30 par des membres du clergé. Sur l&#8217;échelle du pH, les eaux au fond de l&#8217;estuaire auraient perdu de 0,2 à 0,3 point au cours des 75 dernières années, alors que celui des océans a diminué de 0,1 durant la même période. L&#8217;étude, publiée en juillet dernier, permet d&#8217;expliquer pourquoi certains mollusques n&#8217;arrivent plus à former leur coquille de carbonate de calcium, qui se dissout dans une eau très acide.</p>
<p><strong>9-Dépister l’alzheimer</strong></p>
<p>Grâce à un chercheur de l’Université McGill, nous disposerons peut-être bientôt d’un test simple et peu coûteux pour diagnostiquer la maladie d’alzheimer. C’est peut-être pour bientôt grâce au test sanguin. En effet, on peut détecter la maladie dans le sang des gens atteints. Ce test simple et peu onéreux pourrait permettre de confirmer le diagnostic, dès l’apparition des premiers symptômes.</p>
<p><strong>10-Des médicaments téléguidés</strong></p>
<p>Des chercheurs ont réussi à diriger de minuscules billes médicamenteuses jusqu’au centre d’une tumeur en passant par le système sanguin, une invention qui devrait un jour faciliter le traitement de plusieurs cancers.</p>
<p>On pourrait donc utiliser cette technique pour des traitements plus ciblés et à des endroit très difficile. Le chercheur de Montréal espère un jour s’attaquer au cancer du cerveau, l’un des plus difficiles à traiter.</p>
<p>Toutes ces découvertes sont plus impressionnantes les unes que les autres et plus impressionnant encore, elles ont toutes été réaliser ici!</p>
<p>Pour les découvrir plus en détails, procurez-vous le magasine Québec-Science de février 2012!</p>
<p>Source et photos : Québec-Science</p>
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		<title>Bilan de la conférence de Durban : un succès de justesse ou un échec lamentable?</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 18:13:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Au lendemain de la conférence de Durban, qui s'est tenue en Afrique du Sud du 28 novembre au 9 décembre dernier, deux éléments majeurs ont retenu l'attention de tous : l'abandon de Kyoto par le Canada et l'accord, signé à la dernière minute et qui repousse encore davantage la prise de mesures plus contraignantes et efficaces de la part des pays développés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1680" title="durban_kyoto" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/12/durban_kyoto.jpg" alt="" width="480" height="267" /></p>
<p style="text-align: left;">Au lendemain de la conférence de Durban, qui s&#8217;est tenue en Afrique du Sud du 28 novembre au 9 décembre dernier, deux éléments majeurs ont retenu l&#8217;attention de tous : l&#8217;abandon du protocole de Kyoto par le Canada et l&#8217;accord, signé in extremis le 11 décembre et qui repousse encore davantage la prise de mesures plus contraignantes et efficaces dans la lutte aux changements climatiques de la part des pays développés.</p>
<h2 style="text-align: left;">Le protocole de Kyoto, le grand perdant</h2>
<p>Maintenu artificiellement en vie jusqu&#8217;à la fin de la décennie en cours (surtout grâce à l&#8217;Europe), le protocole de Kyoto ne servira malheureusement pas de modèle au prochain accord international, qui devra s&#8217;appliquer à partir de 2020. De plus, il n&#8217;entraînera aucun nouvel engagement et n&#8217;aura à peu près aucun impact concret sur le climat.</p>
<p>Autre nouvelle fort peu encourageante : à partir du 1er janvier 2013, le Canada quitte définitivement le protocole de Kyoto et ne sera plus soumis à aucun objectif contraignant de contrôle ou de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, comme il l&#8217;était auparavant. D&#8217;ailleurs, depuis cette conférence, le Canada ne cesse d&#8217;être la cible de nombreuses critiques de la part des gouvernements étrangers (et de l&#8217;intérieur du pays aussi) et ce n&#8217;est pas sans raison. Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré que le retrait canadien constituait « une mauvaise nouvelle pour la lutte contre le changement climatique » tandis que de son côté, le Japon a pressé le Canada de rester dans le protocole de Kyoto par la voix de son ministre de l&#8217;Environnement. Un responsable indien a quant à lui jugé que cette décision mettait en péril les maigres avancées obtenues lors du sommet de Durban. Plus encore, le négociateur pour le climat de Tuvalu, Ian Fry, a pour sa part condamné le geste du Canada. « Pour un pays vulnérable comme Tuvalu, c&#8217;est un acte de sabotage contre notre avenir. Se retirer du protocole de Kyoto est un acte irréfléchi et complètement irresponsable » a t-il mentionné.</p>
<div id="attachment_1725" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1725" title="Shell" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/12/Shell.jpg" alt="" width="480" height="267" /><p class="wp-caption-text">Protestation de l&#39;Indigenous Environment Network contre le géant pétrolier Shell en marge de la conférence de Durban</p></div>
<p>En point de presse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Weimin, a appelé Ottawa à continuer de respecter ses engagements et ses devoirs en terme de réduction de gaz à effet de serre. Il a aussi dit espérer que le Canada « adoptera une attitude constructive en participant à la coopération internationale pour faire face au changement climatique ». Rappelons par contre ici que la Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre au monde, n&#8217;est pas concernée par les contraintes de réductions d&#8217;émissions prévues par le protocole de Kyoto en raison de son statut de pays émergent, elle ne veut donc pas être tenue à des cibles contraignantes. On peut aussi souligner que la définition de « pays émergents » développée au début des années 1990, est totalement désuète de nos jours.</p>
<p>De l&#8217;intérieur, les critiques ne sont pas moins tendres. Mme May, du Parti Vert du Canada accuse le gouvernement Harper de violer la Loi de mise en oeuvre du protocole de Kyoto et rappelle que le premier ministre conservateur ne peut retirer le pays d&#8217;un traité international qui a été ratifié par la Parlement canadien (le 17 décembre 2002) sans même en discuter avec celui-ci. Les libéraux et les néo-démocrates se rangent aussi du côté de Mme May.</p>
<div id="attachment_1719" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1719" title="Mme_May" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/12/Mme_May.jpg" alt="" width="480" height="267" /><p class="wp-caption-text">La chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, a travaillé en tant que bénévole pour la délégation de Tuvalu lors du sommet de Durban sur les changements climatiques. Photo : La Presse canadienne (photo) Sean Kilpatrick</p></div>
<p>«J&#8217;ai beaucoup de difficulté de parler de ceci comme si ce n&#8217;était seulement qu&#8217;une autre décision politique», a mentionné Mme May. «C&#8217;est tragique. Quand je pense à quel point dure a été la lutte pour faire ratifier Kyoto, ce que cela signifiait. Quand je pense ce que cela a pris à la Chambre des communes pour ignorer les objections de l&#8217;Alberta, ignorer les objections de George W. Bush. Que le Canada ratifie Kyoto, c&#8217;était énorme.» Après son point de presse, Mme May avait les larmes aux yeux.</p>
<p>Pour le professeur de droit Markus Gehring, de l&#8217;Université d&#8217;Ottawa, il est «tout simplement contraire aux faits» d&#8217;affirmer que le Canada n&#8217;avait pas de programme de lutte contre les changements climatiques avant l&#8217;arrivée au pouvoir des conservateurs, comme le répètent les ténors gouvernementaux. Il y avait bel et bien un plan d&#8217;ensemble, des programmes et une enveloppe de 10 milliards, et même un projet de loi prêt à être déposé au Parlement pour donner un caractère législatif à cette politique, une politique rapidement torpillée par les conservateurs après leur arrivée au pouvoir.</p>
<p>Il faut rappeler ici un fait historique et important : jamais dans toute l&#8217;histoire du Canada notre pays s&#8217;est retiré d&#8217;un traité qu&#8217;il avait ratifié.</p>
<p>La crédibilité du gouvernement conservateur en matière d&#8217;environnement en prend un solide coup. Même le commissaire à l&#8217;environnement et au développement durable, Scott Vaughan, a écorché la manière dont le gouvernement fédéral fait respecter ses propres lois pour protéger l&#8217;environnement, dans un rapport publié le 13 décembre.</p>
<p>Selon Greenpeace, Ottawa est davantage préoccupé par la protection des pollueurs que par celle des citoyens et « vient de signer l&#8217;arrêt de mort de certaines des populations les plus vulnérables au monde ».</p>
<p>Au lendemain de la conférence, le Canada a été le premier pays à déclarer officiellement qu&#8217;il abandonnait ses engagements envers le protocole de Kyoto, signé en 1997 par une quarantaine de pays industrialisés dont le Canada faisait partie. Pour défendre son point de vue, le ministre canadien de l&#8217;Environnement (on peut se demander à quel point il défend réellement les intérêts de l&#8217;environnement), Peter Kent, a affirmé le 12 décembre, au lendemain de Durban, que Kyoto « ne couvre pas les deux plus grands pays émetteurs, les États-Unis et la Chine, et donc, ne peut pas fonctionner ». Ce fait n’est pas faux, au contraire, si les États-Unis et la Chine avaient adhéré au protocole de Kyoto dès le départ, on ne serait peut-être pas entrain de mettre Kyoto sur le respirateur artificiel&#8230;</p>
<p>Lorsque l&#8217;on sait la vraie raison qui a motivé le gouvernement conservateur, pour soit disant sauver notre économie, c&#8217;est encore plus désolant.</p>
<p>Alors que, selon Les Amis de la terre, la conférence de Durban touche le fond et n’est rien d’autre qu&#8217;une ruse pour détourner l&#8217;attention du monde de l&#8217;échec des pays développés à respecter les engagements existants de réduire leurs émissions, le Canada brandit la menace de la perte de milliers d&#8217;emplois si le pays ne quittait pas Kyoto. Peter Kent a en outre évalué à 14 milliards de dollars les pénalités que le Canada risquait de devoir verser s&#8217;il restait partie au protocole sans atteindre ses objectifs. C&#8217;est l&#8217;équivalent de 1600 $ par famille canadienne, a-t-il plaidé. Cependant, le fait de ne pas respecter ses engagements et de ne pas diminuer ses émissions de gaz à effet de serre risque de coûter encore plus cher à l&#8217;économie canadienne, fait avancé par la Table ronde nationale sur l&#8217;environnement et l&#8217;économie. De plus, Kyoto n&#8217;a pour l&#8217;instant aucun mécanisme d&#8217;application efficace face à ceux qui ne le respecte pas. Les sanctions s&#8217;appliqueraient uniquement à un pays qui choisirait de s&#8217;engager pour une seconde période aux termes du protocole de Kyoto. Rien dans Kyoto n&#8217;oblige un pays à dépenser un seul dollar. Rien dans Kyoto ne peut induire ou obliger un pays à acheter des crédits.</p>
<p>Le cofondateur d&#8217;Équiterre, Steven Guilbeault, croit pour sa part que la réputation du Canada est fortement ternie. « Au cours des dernières semaines, le Canada a été dénoncé par plusieurs de ses partenaires économiques. L&#8217;Union européenne, la Chine, l&#8217;Inde et la Russie ont publiquement dénoncé l&#8217;inaction du gouvernement. Mais là, maintenant, le Canada est reconnu comme un menteur, comme un pays qui n&#8217;a pas de parole », a-t-il déploré. Et, peut importe l&#8217;argument que le gouvernement conservateur amènerait, « ça ne servira qu&#8217;à tenter de justifier l&#8217;injustifiable » a mentionné André Bélisle, président de l&#8217;Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique.</p>
<p>Le protocole de Kyoto, comme l&#8217;a si bien dit le minitre Kent, est chose du passé. Ça ce n&#8217;est pas tout à fait certain. Comme l&#8217;a mentionné Mme May sur son blogue, ce qui est du passé, c&#8217;est la réputation du Canada comme pays ayant de l&#8217;intégrité et la réputation du Canada comme pays sachant faire preuve de leadership en matière d&#8217;environnement. Les accords de Durban, qui ont débouché, dimanche à l&#8217;aube, sur une feuille de route vers un accord en 2015 englobant tous les pays pour lutter contre le réchauffement, sont malheureusement encore faibles et le Canada vient de leur donner un bon coup de pied là où ça fait mal. Nous n&#8217;avions pas besoin d&#8217;un nouvel accord, nous avions Kyoto&#8230;</p>
<p>Source : Radio-Canada, La Presse, Le Devoir, Le Parti Vert du Canada, Greenpeace, Les Amis de la terre</p>
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		<title>L&#8217;après Kyoto, une urgence d&#8217;agir non seulement pour le climat</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 23:07:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Lundi le 28 novembre s'ouvrait, à Durban en Afrique du Sud, la 17e conférence de l'ONU sur le climat. Jusqu'au 9 décembre, les représentants de près de 183 pays vont entre autres décider de l'avenir après le protocole de Kyoto, seul traité international qui impose des objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre à une quarantaine de pays industrialisés et qui prend fin en 2012. Mais obtenir un accord mondial après Kyoto n'est pas seulement essentiel pour la santé de la planète, c'est de plus en plus une question de sécurité mondiale. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1665" title="durban" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/durban.jpg" alt="" width="480" height="267" />Lundi le 28 novembre s&#8217;ouvrait, à Durban en Afrique du Sud, la 17e conférence de l&#8217;ONU sur le climat où près de 25 000 délégués sont attendus. Jusqu&#8217;au 9 décembre, les représentants de près de 190 pays vont entre autres décider de l&#8217;avenir après le protocole de Kyoto, seul traité international qui impose des objectifs de réduction d&#8217;émissions de gaz à effet de serre à une quarantaine de pays industrialisés et qui prend fin en 2012. Ils devront aussi tenter de faire oublier l&#8217;échec relatif de la 15e conférence à Coppenhague en 2009. Et la conférence de Durban s&#8217;annonce beaucoup plus difficile que celle de Cancun en 2010, de l’aveu même des négociateurs qui soulignent le contexte international politique et économique difficile. Mais obtenir un accord mondial après Kyoto n&#8217;est pas seulement essentiel pour la santé de la planète, c&#8217;est de plus en plus une question de sécurité mondiale.</p>
<p>Alors que les pays en développement et les états insulaires vulnérables aux changement climatiques exigent que les pays développés reprennent des engagements d&#8217;ici la fin de 2012, ceux-ci [les pays développés] semblent manquer de volonté et tardent à s&#8217;engager dans une lutte efficace contre les émissions de CO2. En effet, les négociations climatiques sont au pied du mur et l&#8217;on constate un manque d&#8217;ambition flagrant.</p>
<p>Or, l&#8217;objectif de contenir le réchauffement sous les 2°C ressemble plus à une utopie qu&#8217;à un objectif réalisable. Avec la crise financière qui guète l&#8217;Europe en trame de fond, les ambitions affichées sont à la hauteur de l&#8217;échec redouté, car arriver à un nouvel accord qui contraindrait l&#8217;ensemble des pays à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre afin de lutter contre le réchauffement climatique relève presque du miracle.</p>
<h2>Une question de sécurité mondiale</h2>
<p>La lutte aux changements climatiques n&#8217;est pas seulement une question diminution des gaz à effet de serre. Les changements climatiques sont désormais une menace pour la sécurité dans le monde.</p>
<p>Les sécheresses et inondations plus fréquentes, l&#8217;élévation du niveau de la mer, les famines et les épidémies viennent attiser les tensions déjà présentes. Les changements climatiques ont donc des répercussions géopolitiques et peuvent même contribuer à accentuer la pauvreté, la dégradation de l&#8217;environnement et l&#8217;affaiblissement des gouvernements déjà fragilisés. Alors que les changements climatiques ne déclenchent pas directement de conflits, il pourrait plutôt agir comme un accélérateur d&#8217;instabilité et de conflits.</p>
<p>Le conflit du Darfour au Soudan, causé par une sécheresse exceptionnelle qui a contraint les populations d&#8217;éleveurs à fuir vers d&#8217;autres terres, est l&#8217;illustration la plus frappante de la dimension sécuritaire du réchauffement climatique.</p>
<p>Les déplacements de populations peuvent aussi être la cause de tensions, surtout si ces déplacements ne sont pas fait de façon planifiée. Une équipe de chercheurs internationaux, dans un article publié dans le mensuel américain Science en octobre, a souligné que la migration liée au changement climatique était déjà en cours dans le delta du Mékong au Vietnam, le long du fleuve Limpopo au Mozambique, en Mongolie intérieure en Chine, le long de la côte de l&#8217;Alaska et dans les îles Carteret en Papouasie-Nouvelle Guinée. Ces chercheurs ont d&#8217;ailleurs lancé un appel à adapter la législation nationale et internationale pour assurer une migration équitable et dans les meilleures conditions pour les populations concernées.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1669" title="durban2" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/durban2.jpg" alt="" width="480" height="267" /></p>
<p>Pour l&#8217;instant, les petits états insulaires de l&#8217;océan Indien et du Pacifique, dont on prévoit la disparition d&#8217;ici 50 ans,  figurent parmi les états les plus touchés par l&#8217;élévation du niveau de la mer. Les habitants de ces îles devront peut-être éventuellement être localisés, mais où? L&#8217;Australie a tout bonnement refusé l&#8217;hospitalité aux futurs écoréfugiés quant à la Nouvelle-Zélande, elle n&#8217;est pas beaucoup plus accueillante : elle accepte la venue de seulement 75 Tuvaluans par an, un chiffre dérisoire au regard du drame qui sévit.</p>
<div id="attachment_1671" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1671" title="tuvalu" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/tuvalu.jpg" alt="" width="480" height="267" /><p class="wp-caption-text">Archipel polynésien, Tuvalu est situé au centre de l&#39;océan Pacifique et comptait 10 544 habitants en 2008</p></div>
<p>Les menaces pour la sécurité viendront également de plus en plus de la santé, en particulier de l&#8217;expansion des moustiques et des maladies liées à l&#8217;eau insalubre, et du risque amplifié de famine et pauvreté du fait de la hausse des prix des produits alimentaires. En février dernier, la Banque mondiale estimait que 44 millions de personnes dans les pays en développement avaient sombré dans l&#8217;extrême pauvreté à cause de la flambée des prix de l&#8217;alimentation.</p>
<p>Avec le recul, on peut s&#8217;interroger sur Kyoto. A-t-il vraiment servi à quelque chose? Le Canada et l&#8217;Australie par exemple, tout deux signataires du protocole, n&#8217;ont même pas réussi à le respecter, tout comme le Japon et l&#8217;Espagne. De plus, les États-Unis et la Chine, qui n&#8217;ont jamais voulu faire partie du protocole, produisent 40 % des émissions de CO2 à eux seuls. Il en est autrement de l&#8217;Union européenne et même de l&#8217;Europe de l&#8217;Est, qui dans certains cas, on même réussit à dépasser les objectifs. Pour que le nouvel accord soit réellement sérieux et contraignant, il doit donc réintroduire les États-Unis et y associer les pays émergents comme la Chine et l&#8217;Inde.</p>
<p>De plus, d&#8217;ici Noël, le gouvernement canadien pourrait annoncer son retrait du protocole de Kyoto.Le ministre de l&#8217;Environnment, Peter Kent, croit que la décision de l&#8217;ancien gouvernement libéral de signer le protocole de Kyoto a été l&#8217;une des plus grandes bourdes qu&#8217;il a commises, puisqu&#8217;il n&#8217;avait aucune intention de respecter cette entente. Le ministre affirme que le Canada compte faire la promotion àDurban d&#8217;un traité qui lie tous les pays, y compris les principaux émetteurs de gaz à effet de serre.</p>
<p>Deux autres pays qui ont adhéré à la première phase du protocole de Kyoto, la Russie et le Japon, ont annoncé qu&#8217;ils refusent d&#8217;accepter de nouvelles cibles de réductions de gaz à effet de serre sans que l&#8217;ensemble des pays se plie aux mêmes contraintes.</p>
<p>Il sera intéressant de voir, après le 9 décembre, quel bilan nous pourrons faire de cette 17e conférence sur le climat et si un nouvel entente mondial sur les émissions de gaz à effet de serre, pour faire suite à Kyoto, verra le jour. Malheureusement, plusieurs sont déjà pessimiste à cet égard. Le secrétaire général adjoint des Nations unies à la communication et à l&#8217;information, Kiyo Akasaka, s&#8217;est déclaré quant à lui «pessmiste» sur ce qui risque de sortir de la conférence de Durban. «Les États-Unis sont hors protocole et le Canada ne respectera pas ses objectifs. Comment ces pays peuvent-ils être d&#8217;accord sur l&#8217;essence même du protocole de Kyoto à Durban?» a déploré M. Akasaka. «Je peux être très pessimiste sur Durban mais la société civile, les médias qui devraient faire pression ne le font pas. Je ne vois aucune pression du peule, des entreprises, des milieux académiques», a déploré Kiyo Akasaka.</p>
<p>C&#8217;est donc la conférence de la dernière chance, où  les bases d&#8217;un éventuel accord à négocier à partir du 8 décembre par les représentants politiques des pays consistera le dernier round de cette rencontre importante.</p>
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		<title>En route vers une sixième extinction de masse</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 02:19:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 64 espèces connues sont actuellement éteintes à l’état sauvage. Ces espèces disparues survivent aujourd'hui uniquement en élevage. Le cheval de Przewalski et l'une des deux espèces de rhinocéros blancs par exemple font partie des espèces qui ont survécu jusqu'à nos jours parce que des zoos détenaient des spécimens en captivité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1560" title="extinction_top" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/extinction_top.jpg" alt="" width="480" height="200" /></p>
<p>Selon la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 64 espèces connues sont actuellement éteintes à l’état sauvage. Ces espèces aujourd&#8217;hui disparues survivent uniquement grâce à élevage. Le cheval de Przewalski par exemple fait partie des espèces qui ont survécu jusqu&#8217;à nos jours parce que des zoos détenaient des spécimens en captivité. Aujourd&#8217;hui, 40% des reptiles de l&#8217;île de Madagascar sont en danger d&#8217;extinction. D&#8217;autres espèces ont pour leur part, complètement disparue. C&#8217;est le cas notamment du dauphin de Chine (2007), du tigre de Tazmanie (1963), du Quagga, une sous espèce du zèbre (1883) et du Dronte de Maurice, le fameux Dodo (vers 1698). Ce dernier est d&#8217;ailleurs l&#8217;archétype ultime de l&#8217;espèce éteinte car sa disparition, survenue à une époque pas si lointaine, était directement liée à l&#8217;activité humaine. L’extinction d’espèces n’est pas du tout un phénomène récent, mais la différence avec l&#8217;époque moderne, c’est qu’elle n’est pas tout à fait de cause naturelle.</p>
<h2>Grandes extinctions massives dans l&#8217;histoire</h2>
<div id="attachment_1570" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1570" title="T-Rex" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/T-Rex.jpg" alt="" width="480" height="250" /><p class="wp-caption-text">Le Tyrannosaurus Rex, l&#39;un des représentants les plus célèbres des dinosaures, vivait à la fin du Crétacé et a disparu il y a environ 65 millions d&#39;années</p></div>
<p>Sur l&#8217;échelle de temps géologique, cinq grandes extinctions massives sont survenues. Bien sûr, l&#8217;extinction des dinosaures il y a 65 millions d&#8217;années est la plus connue. Considérées comme la dernière grande extinction massive survenue jusqu&#8217;à maintenant, de nombreuses espèces de plantes et d&#8217;invertébrés se sont également éteintes à cette époque. Voici d&#8217;abord un survol de ces grandes extinctions.</p>
<p><strong>1</strong> &#8211; Survenue il y a 500 millions d&#8217;années, l&#8217;extinction du Cambrien est l&#8217;une des premières extinctions massives des espèces vivantes sur Terre. Environ 85% des espèces se sont éteintes. Un refroidissement global et la baisse du niveau des océans seraient les causes probables de cette première extinction.</p>
<div id="attachment_1605" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1605" title="trilobites" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/trilobites.jpg" alt="" width="480" height="250" /><p class="wp-caption-text">De nombreuses espèces de Trilobites (arthropodes marins) ont disparues lors de cette première extinction</p></div>
<p><strong>2 </strong>- Il y a 435-440 millions d&#8217;années, deux extinctions massives se sont produites suite à une longue période glaciaire qui aurait commencé vers la fin de l&#8217;Ordovicien (de 488 à 443 MA) et se serait terminée au début du Silurien (de 443 à 416 MA). Les extinctions auraient donc eu lieu au début et à la fin de cette période de glaciation, qui avait entraîné des désordres climatiques et écologiques importants. Fait intéressant, les couches géologiques de l’Ordovicien renferment aujourd’hui de vastes réservoirs de pétrole et de gaz de plusieurs régions du monde. Le début du Silurien est marqué par une extinction massive où près de 60 % des espèces marines ont disparu.</p>
<p><strong>3 </strong>- Il y a 365 millions d&#8217;années, l&#8217;extinction du Dévonien survient et emporte environ 75% des espèces présentes, principalement des espèces marines. Le climat qui s&#8217;était peu à peu réchauffé avait permis l&#8217;apparition d&#8217;une faune et d&#8217;une flore adaptées à des eaux plus chaudes. Cependant, le climat se refroidit de nouveau et les espèces adaptées à ces eaux chaudes disparaissent. Cette extinction se serait donc produite graduellement, sur une période d&#8217;environ 3 millions d&#8217;années.</p>
<p><strong>4 </strong>- Il y a environ 252 millions d&#8217;années, l&#8217;extinction du Permien est considérée comme la plus massive. En effet, près de 95 % de la vie marine disparaît ainsi que 70 % des espèces terrestres. Cette extinction majeure est aussi une période importante, car elle représente la limite entre l&#8217;ère primaire (Paléozoïque) et l&#8217;ère secondaire (Mésozoïque). La reprise de la vie sur Terre, suite à cette extinction, a pris beaucoup plus de temps que pour les autres extinctions massives. Cet événement a d&#8217;ailleurs été décrit comme étant « la mère de toutes les extinctions de masse ». Plusieurs causes ont été suggérées jusqu&#8217;à maintenant pour expliquer cette extinction. Certaines hypothèses avancent que des pics d&#8217;extinctions (1 à 3 pics) seraient survenus. Le plus haut serait dû à une évolution graduelle de l&#8217;environnement (changements climatiques) alors que le second serait dû à un événement catastrophique soudain (impact de météorites, activité volcanique, etc.). De plus, c&#8217;est à cette époque qu&#8217;un phénomène majeur et unique a lieu : la réunion de tous les continents en un seul supercontinent.</p>
<div id="attachment_1613" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1613" title="edaphosaure" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/edaphosaure.jpg" alt="" width="480" height="250" /><p class="wp-caption-text">L&#39;édaphosaure est un reptile herbivore qui vivait au Permien</p></div>
<p>On commence à peine à lever le voile sur cette période. En janvier 2011, des géologues de l&#8217;Université de Calgary affirment avoir trouvé une preuve géologique et publient un article dans la revue <em>Nature Geoscience</em> appuyant l&#8217;hypothèse de l&#8217;éruption d&#8217;un supervolcan en Sibérie. Selon l&#8217;un des chercheurs de l&#8217;Université de Calgary, Benoît Beauchamps, il y aurait d&#8217;autres causes qui ont vraisemblablement participé à cette extinction. Plusieurs facteurs ont frappé de concert au même moment. « Les océans s&#8217;étaient acidifiés et appauvris en oxygène en raison de l&#8217;accroissement du CO2 dans l&#8217;atmosphère. Le climat s&#8217;était réchauffé et avait déjà poussé certaines espèces au-delà de leurs limites écologiques. Cette dernière cause dont nous avons prouvé l&#8217;existence fut probablement le point de basculement, la goutte qui a fait déborder le vase, le facteur qui a provoqué l&#8217;extinction », ajoute le chercheur canadien. Toutefois, il y a eu quand même certains animaux et certaines plantes qui ont survécu. Cette extinction a permis à de nouvelles espèces d&#8217;évoluer très rapidement en tirant avantage de tout ce qui était disponible. « C&#8217;est ainsi que sont apparus, 15 millions d&#8217;années après l&#8217;extinction, les premiers dinosaures ».</p>
<p><strong>5</strong> &#8211; La dernière et non la moindre est l&#8217;extinction du Crétacé, il y a 65 millions d&#8217;années. À cette période, 50% des espèces ont disparue, incluant les dinosaures. La cause de cette extinction qui fait l&#8217;unanimité est celle de la chute du météorite.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1596" title="crater" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/crater.jpg" alt="" width="480" height="250" /></p>
<p>Le météorite en question, de près de 10 kilomètres de diamètre, a percuté la Terre près de Chicxulub, au nord de la péninsule du Yucatan (Mexique) et a laissé un cratère d’environ 180 kilomètres de diamètre, ce qui laisse imaginer l&#8217;importance de l&#8217;impact. Appuyée par des découvertes concrètes, la théorie du cratère de Chicxulub fait aujourd&#8217;hui presque l&#8217;unanimité. Les conséquences d&#8217;un tel impact auraient été la formation d&#8217;un immense nuage de poussière qui aurait bloqué durant près d&#8217;un an les rayons du soleil, menant ainsi à une diminution de  10 à 20% du rayonnement solaire atteignant la surface de la Terre (empêchant ainsi la photosynthèse). Cela aurait pris au moins une dizaine d&#8217;années avant que les particules du nuage de poussière, transformés en aérosols, se soient déposés, expliquant donc l&#8217;extinction de plusieurs plantes, phytoplanctons et autres organismes dépendant de ces derniers, dont les dinosaures. L&#8217;impact a pu également avoir produit des pluies acides et remplit l&#8217;atmosphère autour du point d&#8217;impact de gaz toxiques. Évidemment, les chances de survie tout près du point d&#8217;impact étaient pratiquement nulles.</p>
<h2>Devenir une icône de l&#8217;extinction</h2>
<p>Les extinctions massives sont des évènements marquants qui se sont produits il y a plusieurs millions d&#8217;années et sur un échelle de temps relativement long. Cependant, une sixième extinction massive est peut-être bel et bien entrain de se produire. Depuis le début de l&#8217;Holocène, les territoires nouvellement conquis par l&#8217;homme ont vu leurs grandes espèces, qui avait  jusque là parfaitement survécu aux trois dernières glaciations, disparaître, comme le mammouth par exemple, la dernière espèce de mammouth disparaissant vers 1 700 ans av. J.-C.</p>
<p>L&#8217;exploitation des ressources naturelles, la chasse, la transformation du milieu (incendies, agricultures, déforestation, etc.), l&#8217;introduction de nouvelles espèces qui entrent en concurrence avec les espèces locales et la monoculture sont quelques unes des activités humaines qui ont conduit à la disparition de plusieurs espèces. Le Dronte de Maurice (le dodo) est l&#8217;icône par excellence de l&#8217;extinction causée par l&#8217;homme. Moins d&#8217;un siècle après sa découverte par les Européens, le dodo avait disparut de l&#8217;île à la fin du XVIIe siècle. Son incapacité à voler et le fait qu&#8217;il n&#8217;avait pas peur de l&#8217;homme en ont fait une proie facile. Mais c&#8217;est surtout l&#8217;introduction de nouvelles espèces sur l&#8217;île comme le chien, le chat, le porc et des macaques qui pillèrent les nids de dodos, alors que l&#8217;homme détruisait les forêts, que les dodos avaient pris pour foyers. En fait, l&#8217;impact de ces animaux, surtout celui des porcs et des macaques sur la population des dodos, est considéré comme plus important que celui de la chasse.</p>
<p>À plusieurs endroits, à l&#8217;époque où l&#8217;homme apparaissait sur un territoire d&#8217;où il était absent, la faune subissait une forte pression qui la menait parfois à sa disparition (surtout la mégafaune de l&#8217;époque préhistorique). En Amérique du Nord, 33 des genres de grands mammifères sur 45 se sont éteints, 46 sur 58 en Amérique du Sud, 15 sur 16 en Australie, 7 sur 23 en Europe et 2 sur 44 en Afrique subsaharienne. Ces espèces ne sont pas toutes disparues uniquement à cause de l&#8217;arrivée de l&#8217;homme. Certaines espèces ont subit le conjonction de plusieurs facteurs comme la disparition de la calotte glaciaire, l&#8217;apparition de maladies et d&#8217;autres changements climatiques. Mais ce ne sont encore que des hypothèses. Ce qui relève de la réalité par contre, c&#8217;est la disparition rapide de nombreuses espèces depuis les 200 dernières années.</p>
<p>Depuis le début du XIX<sup>e</sup> siècle, et en accélération constante depuis les années 1950, la disparition touche des espèces de toutes les tailles et de tous les genres. Le taux d&#8217;extinction actuel est de 100 à 1 000 fois supérieur au taux moyen naturel constaté dans l&#8217;histoire de l&#8217;évolution. En 2007, selon l&#8217;Union internationale pour la conservation de la nature, 1 mammifère sur 4, 1 oiseau sur 8, 1 amphibien sur 3 et 70 % de toutes les plantes évaluées sont en péril.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1628" title="ours-polaire" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/ours-polaire.jpg" alt="" width="480" height="250" /></p>
<p>Face à ces chiffres, il faut réaliser à quel point la nature et les écosystèmes peuvent être fragiles et les changements climatiques n&#8217;aideront probablement en rien. La prochaine espèce à ajouter sur la liste des animaux disparus à l&#8217;état sauvage sera t-elle l&#8217;ours polaire?</p>
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		<title>Au coeur de la Terre Sainte, l&#8217;eau est en voie de disparition</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 03:17:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis la création d'Israël en 1948, de très fortes tensions secouent cette région et la gestion de l'eau fait partie intégrante du conflit. Déjà, à l'issue de la Première Guerre mondiale, le président de l'Organisation sioniste mondiale, Chaim Weizmann avait adressé une lettre au premier ministre britannique  de l'époque, David Lloyd George, dans laquelle il affirmait que «tout l'avenir économique de la Palestine dépend de son approvisionnement en eau». Plusieurs années plus tard, le premier ministre Benyamin Netanyahou confiait au sénateur américain Paul Simon en août 1996 «qu'Israël se dirige vers un désastre hydraulique». Aujourd'hui, la mer Morte est menacée de disparaître d'ici 2050, à défaut de mesures urgentes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1546" title="mer_morte_top" src="http://www.maplanetebleue.net/wp-content/uploads/2011/11/mer_morte_top.jpg" alt="" width="480" height="200" /></p>
<p>Depuis la création d&#8217;Israël en 1948, de très fortes tensions secouent cette région et la gestion de l&#8217;eau fait partie intégrante du conflit. Déjà, à l&#8217;issue de la Première Guerre mondiale, le président de l&#8217;Organisation sioniste mondiale, Chaim Weizmann avait adressé une lettre au premier ministre britannique  de l&#8217;époque, David Lloyd George, dans laquelle il affirmait que «tout l&#8217;avenir économique de la Palestine dépend de son approvisionnement en eau». Plusieurs années plus tard, le premier ministre Benyamin Netanyahou confiait au sénateur américain Paul Simon en août 1996 «qu&#8217;Israël se dirige vers un désastre hydraulique». Aujourd&#8217;hui, la mer Morte, ce lac d&#8217;eau salée alimenté par le Jourdain, est menacée de disparaître d&#8217;ici 2050, à défaut de mesures urgentes. De plus, le Jourdain lui-même n&#8217;est plus qu&#8217;un fleuve pollué et surexploité.</p>
<h2>Comment en est-on arrivé là?</h2>
<p>Compte tenu de la vitesse d&#8217;accroissement de la consommation, de nombreux pays sont confrontés à l&#8217;obligation d&#8217;exploiter des ressources non renouvelables, comme les nappes phréatiques fossiles ou d&#8217;exploiter leurs ressources à un rythme plus rapide que leur renouvellement. Pour certains pays du Proche-Orient, la surconsommation chronique est aggravée par une expansion démographique rapide.</p>
<p>Situé au point le plus bas du globe (423 mètres sous le niveau de la mer), la mer Morte fait partie du bassin du Jourdain. Ce bassin, partagé entre quatre pays (Israël, Jordanie, Liban et Syrie), est pompé en permanence pour alimenter l&#8217;agriculture et fournir de l&#8217;eau potable à la région. Cette région du Proche-Orient ne dispose pas de ressources en eau très abondante et la surconsommation de cette eau est de l&#8217;ordre de 15 à 20 %. En raison de cette exploitation massive des ressources en eau de la région, la mer morte a perdu le tiers de son volume depuis les années 1960.</p>
<div id="attachment_1549" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1549" title="mer_morte" src="http://www.maplanetebleue.net/wp-content/uploads/2011/11/mer_morte.jpg" alt="" width="480" height="250" /><p class="wp-caption-text">Alors que la salinité moyenne de l’eau de mer oscille entre 2 et 4 %, celle de la mer Morte est d’approximativement 27,5 %</p></div>
<p>Le contexte politique complique d&#8217;autant plus la recherche d&#8217;une solution pour sauver la mer Morte. Cette catastrophe écologique a été totalement éclipsée par des dizaines d&#8217;années de guerres et de conflits régionaux.</p>
<p>Afin d&#8217;éviter un abaissement plus important du niveau de la Mer Morte et de pouvoir assurer un approvisionnement en eau suffisant à tous les habitants de la région, un équilibre entre la demande et la quantité d&#8217;eau disponible en amont doit être atteint avant que l&#8217;aquifère souterraine ne disparaisse.</p>
<p>Quelles sont les solutions proposées pour y remédier ?</p>
<ul>
<li>Une amélioration du système d&#8217;égoûts et de décontamination de l&#8217;eau afin d&#8217;éviter la pollution aquifère.</li>
<li>Remplir la Mer Morte pour baisser sa salinité en acheminant de l&#8217;eau de la Mer Rouge ou de la Méditerranée par des canaux. Ceci permettrait la production d&#8217;hydroélectricité en utilisant le différentiel de niveaux de 400 m. Cette énergie pourrait être utilisée pour la désalinisation de l&#8217;eau.</li>
<li>Accroissement de la quantité et de la qualité de l&#8217;apport en eau à la Mer Morte par une meilleure efficacité d&#8217;irrigation ou remplacement de l&#8217;agriculture par des activités demandant moins d&#8217;eau.</li>
<li>Un contrôle de la croissance de population en relation avec les potentialités d&#8217;un système durable de ressources en eau.</li>
</ul>
<p>Malheureusement, l&#8217;histoire de l&#8217;assèchement de la mer Morte n&#8217;a rien d&#8217;exceptionnel. Un peu partout dans le monde, l&#8217;activité humaine a nécessité de puiser tellement d&#8217;eau dans les grands fleuves (l&#8217;Indus, le fleuve Jaune, le Colorado ou le Rio Grande) qu&#8217;aujourd&#8217;hui, ils ont soit disparu avant d&#8217;atteindre la mer, soit ils présentent de longues portions qui s&#8217;assèchent périodiquement. Le problème majeur réside dans le fait que nous ne considérons pas la valeur écosystémique des fleuves et des mers. Nous les voyons plutôt comme des outils au service du développement économique.</p>
<h2>Les jours du Jourdain sont-ils comptés?</h2>
<p>Tout comme la mer Morte, le fleuve qui l&#8217;alimente est lui aussi menacé de disparaître. 98% de son eau est déjà détournée directement par les Israéliens et les Jordaniens pour les besoins de leur agriculture et l’eau potable depuis 60 ans. Le cours d’eau qui sépare la Jordanie d’Israël était la principale source d’approvisionnement de la mer. Il n’en reste plus grand chose aujourd&#8217;hui. Sur le site présumé du baptême du Christ – l’un des rares accessibles au public, le fleuve étant une zone militaire &#8211; les visiteurs découvrent une petite rivière boueuse, d’un vert opaque. L’eau est quasiment stagnante.</p>
<div id="attachment_1547" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1547" title="fleuve_jourdain" src="http://www.maplanetebleue.net/wp-content/uploads/2011/11/fleuve_jourdain.jpg" alt="" width="480" height="250" /><p class="wp-caption-text">Le Jourdain s&#39;écoule sur 360 km et sa vallée est la plus basse du monde</p></div>
<p>De plus, Israël, la Syrie, la Jordanie captent la moindre goutte de pluie avant qu’elle n’atteigne le fleuve, pour irriguer les champs et approvisionner les villes. Il ne reste au Jourdain que les eaux usées rejetées dans son lit. Sans le savoir, les visiteurs qui pieusement touchent l’eau du fleuve biblique trempent leurs mains dans un égout.</p>
<p><span class="Apple-style-span" style="font-size: 20px; font-weight: bold;">Une tentative de sauvetage qui relève de la géoingénierie</span></p>
<p>Au lieu de régler le problème d&#8217;approvisionnement en eau à la source, la Banque mondiale a accepté de financer en 2008 un projet de canal entre la mer Morte et la mer Rouge, le projet <em>Red-Dead, </em>pour tenter de ressusciter la mer Morte. Ce projet de près de 10 milliard d&#8217;euros et long de 180 km, serait construit entièrement en territoire jordanien, entre Akaba et la mer Morte. Le projet est pour l&#8217;instant à l&#8217;étape du rapport de faisabilité, mais tout laisse croire qu&#8217;il sera mit en branle.</p>
<p>Environ deux milliards de mètres cubes seraient prélevés chaque année. La moitié approvisionnerait la mer Morte. L’autre partie serait dessalée, et alimenterait en eau douce la Jordanie, pour les deux tiers, et Israël et les territoires palestiniens, pour un tiers. On peut se demander quel sera l’impact de l’apport massif d’eau de mer sur l’écosystème très particulier de la mer Morte, qui est un écosystème unique au monde.</p>
<p>Ce canal peut être un élément de coopération économique et scientifique entre les jordaniens, palestiniens et israéliens. Cependant les gens impliqués dans le projet sont cependant assez loin des politiques. De plus en ce qui concerne l’accès aux ressources en eau, les Israéliens resteront intraitables alors que les Palestiniens pensent que la question de l’accès aux ressources en eau est un préalable à toute coopération économique et donc à la construction d’un tel chantier.</p>
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		<title>Le mystérieux régime alimentaire des pandas</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 15:11:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le panda géant est l’un des symboles les plus connu de la Chine et malgré qu’il soit taxonomiquement un carnivore, son régime alimentaire est principalement celui d’un animal végétarien. Comment est-ce possible?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1424" title="panda_top" src="http://www.maplanetebleue.net/wp-content/uploads/2011/11/panda_top.jpg" alt="" width="480" height="200" /></p>
<p>Le panda géant est l’un des symboles les plus connu de la Chine et malgré qu’il soit taxonomiquement un carnivore, son régime alimentaire est principalement celui d’un animal végétarien. Comment est-ce possible?</p>
<p>En effet, contrairement à tous les autres membres de la famille des ursidés (c’est-à-dire des ours), il se nourrit uniquement de végétaux et plus précisément de bambou. Uniquement présent dans les régions montagneuses du centre de la Chine, cet animal solitaire passe près de 14 heures par jour à mastiquer du bamboo! Et comme il pèse en moyenne 100 kg, il faut une grande quantité de nourriture pour le rassasier, pas moins de 20 kg par jour! Mais aujourd’hui, grâce à des scientifiques de Pékin, nous comprenons mieux comment ces animaux parviennent à s’alimenter quasi exclusivement de bambou.</p>
<p>De toute évidence, l’alimentation du panda a toujours suscité une vive interrogation, car il est plutôt inhabituel de voir un tel animal se nourrir de plantes!</p>
<p>Pourquoi le panda préfère-t-il se nourrir de graminées plutôt que de viande? Il pourrait s’agir du moins en partie d’une histoire de goût. Les chercheurs ont découvert qu’un gène impliqué dans la fabrication des récepteurs d’un goût fondamental est inactif chez le panda. Or ce goût, comme le sucré, est associé chez les mammifères aux aliments à forte valeur nutritive, comme la viande.</p>
<p>En effet, le génome du panda a été séquencé par une équipe de scientifiques chinois en 2010 et pourtant, ses 21 000 gènes contiennent tous ceux codant pour les enzymes caractéristiques d&#8217;un régime carnivore. Sa préférence pour le bambou n’est donc pas génétique. En vérité, ces ursidés noirs et blancs ne possèdent pas des organismes d&#8217;herbivores. Par contre, l’un des gènes, l’umami, celui qui code pour le récepteur de l’une des sept saveurs fondamentales, est muté, rendant ce récepteur qui est sensible à la saveur des viandes, inactif chez le panda. Cette saveur est perçue grâce à la paire de gène T1R1/T1R3. Or ce gène ne fonctionne pas chez le panda, ce qui pourrait expliquer le régime de cet animal.</p>
<p>Le panda géant a plusieurs caractéristiques comportementales et biologiques rares, en particulier son régime restreint [au bambou] et un très faible taux de fécondité (la femelle est féconde 2 jours par année).</p>
<p>En fait, les animaux qui se nourrissent de plantes ont un intestin plus long que ceux des carnivores, ce qui aide à digérer les fibres végétales. De plus, leurs corps fabriquent une enzyme dont le rôle est de dégrader la cellulose, le glucide principal constituant des végétaux.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1426" title="bambou" src="http://www.maplanetebleue.net/wp-content/uploads/2011/11/bambou.jpg" alt="" width="480" height="250" /></p>
<p>Or, en 2010, les chercheurs qui sont parvenus à séquencer le génome du panda n&#8217;ont trouvé aucun gène capable de produire une telle enzyme, suscitant ainsi toutes les interrogations. Comment les pandas font-ils pour digérer le bambou en absence de ce précieux composé ?</p>
<p>Suite à cette découverte, certains spécialistes ont émis l&#8217;idée que les intestins des animaux pouvaient contenir une bactérie capable de dégrader la cellulose. Mais les essais entrepris pour identifier ce micro-organisme avaient tous échoué&#8230; du moins jusqu&#8217;ici, car une toute nouvelle étude s&#8217;est penchée sur la question et a enfin fourni une réponse.</p>
<p>Pour cela, un chercheur de l&#8217;Academy of Science&#8217;s Institute of Zoology de Pékin en Chine et ses collègues ont analysé les excréments de sept pandas géants sauvages et de huit captifs. Ils ont ainsi découvert que les intestins des ursidés contenaient effectivement des bactéries similaires à celles présentes chez les herbivores. Parmi les micro-organismes, treize espèces appartiennent à une famille connue pour dégrader la cellulose, mais sept se sont avérées être uniques aux pandas. L&#8217;origine de ce changement reste un mystère.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Nous pensons que ceci pourrait découler d&#8217;un régime alimentaire différent, d&#8217;un &laquo;&nbsp;habitat interne&nbsp;&raquo; unique au sein de l&#8217;intestin, ou d&#8217;une position phylogénétique unique de leur hôte&nbsp;&raquo;, tandis que les pandas appartiennent à une branche différente de l&#8217;arbre de vie de celle de la plupart des herbivores, explique Fuwen Wei, cité par le National Geographic.</p>
<p>Mais même avec l&#8217;aide de ces bactéries, les pandas tirent en fait très peu du bambou. Alors qu&#8217;ils mangent entre 9 et 14 kilogrammes par jour de ce végétal sec, seuls 17% sont digérés. Ceci explique sûrement pourquoi ces animaux ont aujourd&#8217;hui adopté un mode de vie plutôt paresseux et qui fait dépenser peu d&#8217;énergie.</p>
<p>Néanmoins, au vu de ces résultats, plusieurs questions demeurent : comment et pourquoi les pandas sont-ils devenus des mangeurs de végétaux ? D&#8217;après certains spécialistes, les mammifères auraient pu être poussés vers de hautes altitudes, chassés par les populations humaines croissantes. Ils auraient alors adopté une alimentation à base de bambou pour ne pas avoir à concourir pour la viande avec d&#8217;autres espèces carnivores, telles que l&#8217;ours noir asiatique, précise Nicole MacCorkle, une gardienne de pandas au Smithsonian National Zoo de Washington. Elle rajoute ainsi : &laquo;&nbsp;les pandas se nourriront de viande, si cela leur est offert. Mais ils ne chasseront jamais vraiment pour en avoir&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Il resterait aujourd’hui moins de 1000 pandas géants dans les montagnes de la Chine, l&#8217;étude de son génome permettra peut-être de comprendre pourquoi le ce dernier a un taux de reproduction extrêmement bas. Malheureusement, leur habitat se réduit sans cesse, car les hommes abattent de plus en plus les forêts pour le bois et l&#8217;agriculture, et il reste donc de moins en moins de forêt de bambous. De plus, les pandas géants sont parfois tués pour leur fourrure ou meurent dans des pièges qui ont été placés pour attraper d&#8217;autres animaux.</p>
<p>La conservation de cette espèce ira aussi de paire avec une préservation de son habitat naturel et des forets de bambou qu&#8217;il affectionne tant !</p>
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		<title>La disparition de la mer d&#8217;Aral</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 14:54:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Le désastre que constitue la disparition de la mer d’Aral est énorme. Entre les années 1960 et 1990, l’eau de la mer d’Aral a peu à peu commencé à disparaître. En 1987, la mer était divisée en deux, une petite partie au nord et une plus grande au sud. Entre 1960 et 1998, le volume global avait diminué de 78%.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1412" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1412" title="aral_top" src="http://www.maplanetebleue.net/wp-content/uploads/2011/11/aral_top.jpg" alt="" width="480" height="200" /><p class="wp-caption-text">Source : National Geographic</p></div>
<p>Le désastre que constitue la disparition de la mer d’Aral est énorme. Entre les années 1960 et 1990, l’eau de la mer d’Aral a peu à peu commencé à disparaître. En 1987, la mer était divisée en deux, une petite partie au nord et une plus grande au sud. Entre 1960 et 1998, le volume global avait diminué de 78%.</p>
<p>Pour comprendre comment la mer d’Aral a pu disparaître aussi vite, il faut retourner plusieurs années en arrière, à l’époque de l’Union soviétique.</p>
<h2>Retour historique</h2>
<p>En 1937, l’Union soviétique, soucieuse d’augmenter non seulement sa production de denrées agricoles à des fins alimentaires et industrielles, mais aussi ses revenus d’exportation, est devenue un exportateur de coton. En l’espace d’une décennie, l’agriculture a été mécanisée en Ouzbékistan et au Turkménistan afin d’augmenter les productions de coton et de blé, des cultures fortement consommatrices d’eau. Il fallait tenir compte de l’aridité de cette région : moins prononcé que dans le Sahara notamment, l’indice d’aridité n’en demeure pas moins important en Asie centrale. L’eau dans la région, comme dans tout écosystème sec, est le véritable facteur limitant. Sur 150 millions d’hectares de terres arables disponibles, 90% des terres mises en valeur étaient irriguées en 1992.</p>
<p>Commencés sous le quatrième plan quinquennal  (1946-1950), les travaux de modernisation de l’agriculture en Asie centrale ont connu un essor important. Staline rêvait de mettre en valeur les grands fleuves de l’Union soviétique pour l’industrialisation et le développement agricole.</p>
<p>Les ingénieurs soviétiques se sont lancés dans un vaste programme de construction de barrages et de canaux. En 1950, le Soviet suprême a pris la décision de construire de grands canaux pour irriguer la région. En 1954, Khrouchtchev lançait le plan de mise en valeur des terres nouvelles. Il s’agissait d’accélérer l’accroissement de la production agricole soviétique, notamment celle du coton, production stratégique et rentable pour l’URSS.</p>
<div id="attachment_1415" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1415" title="irrigation" src="http://www.maplanetebleue.net/wp-content/uploads/2011/11/irrigation.jpg" alt="" width="480" height="250" /><p class="wp-caption-text">L&#39;agriculture irriguée, le seul moyen de cultiver dans un climat aussi aride</p></div>
<p>En 1970, en URSS, les espaces inondés par des réservoirs excédaient de beaucoup les zones ennoyées aux États-Unis et le plus haut barrage du monde, le barrage Nurek, avec ses 300 mètres, était achevé en 1980 au Tadjikistan.</p>
<p>Les Américains barraient pratiquement toutes leurs rivières et en détournaient des quantités d’eau croissantes afin d’irriguer leurs terres arides de l’ouest; les Israéliens s’efforçaient de faire fleurir le désert et exportaient des oranges; les Indiens, par le biais de la sélection des semences, pensaient pouvoir mettre en valeur des régions arides; et les Soviétiques développaient des rizières sous le soleil du Turkménistan.</p>
<p>Entre 1965 et 1986, la surface des parcelles irriguées s’est accrue au rythme annuel moyen de 2,1%. Alors que les surfaces irriguées dans le bassin de l’Aral croissaient de 5,8 à 9,1 millions d’hectares, les taux d’utilisation de l’eau ont doublé. D’autres canaux furent construits, destinés à répartir à travers l’Asie centrale soviétique une quantité croissante de l’eau des fleuves. Mais cette eau, dont d’énormes quantités étaient gaspillées par simple évaporation, ne revenait pratiquement jamais à la mer. En 1950, 50 km<sup>3</sup> d’eau par année rejoignaient la mer d’Aral; en 1990, ce volume était de l’ordre de 5 à 9 km<sup>3</sup>.</p>
<h2><strong>Comment ce désastre écologique a modifié la région?</strong></h2>
<p>Ce désastre altère radicalement l’équilibre environnemental de la région de plusieurs manières :</p>
<ul>
<li>d’énormes dépôts de sels, de nitrates et de pesticides se sont formés, le vent souffle sur ces dépôts aujourd’hui desséchés, soulève près de 40 millions de tonnes de ces sédiments toxiques chaque année et les transporte loin à l’intérieur des terres : ce qui empoisonne les sols et les habitants alentours.</li>
</ul>
<ul>
<li>la disparition de la mer d’Aral, qui agissait comme élément régulateur des écarts thermiques, pertube le climat local, qui prend une coloration nettement plus continentale. La période sans gel se trouve raccourcie, ce qui compromet la rentabilité, voire la pérennité de certaines exploitations de coton. En conséquence, certains exploitants se sont tournés vers le riz, qui consomme encore plus d’eau. En contrepartie, les étés sont plus courts, mais aussi plus chauds.</li>
</ul>
<ul>
<li>la fréquence des tempêtes de forts vents a augmenté, accroissant du même coup les quantités de sédiments toxiques qui se trouvent transportés à l’intérieur des terres. De la poussière provenant de la mer d’Aral a été signalée jusqu’en Biélorussie, à 2 000 km à l’ouest.</li>
</ul>
<ul>
<li>la pluviométrie locale a diminué de moitié à proximité de la mer, et l’humidité relative dans un rayon de 100 km a baissé de 28%.</li>
</ul>
<ul>
<li>la salinité de la mer est passée de 9,9 g/l en 1960 à près de 30 g/l en 1994, détruisant la vie marine, puis à 45 g/l en 1998. En 1977, les prises de pêches avaient diminué de 75%; en 1982, toute activité commerciale s’était arrêtée.</li>
</ul>
<ul>
<li>l’irrigation intensive et mal gérée a provoqué la salinisation à des degrés divers, de près de 95% des terres agricoles (huit millions d’hectares seulement pour le coton), ce qui amène les exploitants à augmenter encore davantage la quantité d’eau et d’engrais qu’ils utilisent, un vrai cercle vicieux.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ainsi, la mer d’Aral, le quatrième lac du monde par sa superficie en 1960, a entamé un lent déclin qu’illustrent tragiquement les statistiques. Certes, la mer d’Aral avait connu des fluctuations tant à l’échelle géologique qu’à l’époque récente, mais jamais la mer n’avait connu un changement aussi radical.</p>
<div id="attachment_1416" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1416" title="mer1989-2008" src="http://www.maplanetebleue.net/wp-content/uploads/2011/11/mer1989-2008.jpg" alt="" width="480" height="400" /><p class="wp-caption-text">À gauche, la mer d&#39;Aral en 1989, à droite, ce qui restait de la mer en 2008</p></div>
<p>Les autorités soviétiques de l’époque ne sont pas restées impassibles devant ce désastre écologique. En 1969, on avait pensé pomper de l’eau de la mer Caspienne&#8230;ce qui ne fait que déplacer le problème car, à plus ou moins long terme, il aurait fallu compenser les prélèvements dans la mer Caspienne. On avait même pensé détourner les eaux des fleuves sibériens pour renflouer la mer.</p>
<p>En 1988, le comité central du Parti communiste a décidé, devant l’ampleur manifeste du désastre, d’entreprendre plutôt une réduction de la production de coton; en 1990, il a été décrété un plan d’urgence afin d’enrayer la lente disparition de la mer. Ce sont là les dernières décisions de l’administration soviétique dans la région. C’était trop peu trop tard : en 1991, l’URSS disparaissait, laissant la gestion de cette délicate question aux républiques d’Asie centrale nouvellement indépendantes. Ces nouveaux États n’étaient nullement préparés à hériter de l’ensemble des responsabilités qui incombent aux états indépendants, car avec l’arrêt des subsides versés par l’ex-Union soviétique, les économies de ces pays demeurent très fragiles.</p>
<p>À cause des ravages de l&#8217;agriculture soviétique à marche forcée, en particulier du coton et du riz, la mer d&#8217;Aral a perdu 88% de sa superficie et 90% de son volume. Tout projet de restauration de la mer d’Aral impliquerait une réduction massive de la quantité d’eau consommée à des fins agricoles. Stabiliser la mer à son niveau de 1990, déjà considérablement plus bas que celui de 1960, impliquerait de cesser l’irrigation sur plus de la moitié de la surface agricole exploitée à l’heure actuelle, un scénario impensable compte tenu de la structure de la population et des difficultés économiques majeures actuelles.</p>
<p>Alors qu’on pensait tout projet de sauvetage oublié, le Kazakhstan tente une ultime tentative pour sauver ce qui reste de la mer d’Aral. Avec l&#8217;aide de la Banque mondiale, le Kazakhstan a déjà fait construire, à l&#8217;endroit où se jette le Syrdaria, le grand fleuve qui baigne la mer d&#8217;Aral, une digue longue de 17 kilomètres et haute de 6 mètres. L&#8217;objectif: permettre aux eaux du Syrdaria de stagner dans la partie nord de la mer d&#8217;Aral et éviter qu&#8217;elles ne s&#8217;échappent dans l&#8217;immense partie sud qui, elle, est définitivement condamnée.</p>
<p>Grâce à cette initiative, affirme le Fonds de sauvetage de la mer d&#8217;Aral, le volume de la partie nord est resté constant depuis huit ans. Sept nouvelles espèces de poissons auraient refait leur apparition ; la salinité de l&#8217;eau aurait été réduite de cinq fois, et les prises de pêche multipliées par douze. Dans un second temps, le Kazakhstan envisage de construire plus au nord un second barrage, éventuellement assorti d&#8217;un canal qui viendrait irriguer la ville. Ces projets encore flous ne devraient pas se concrétiser avant quinze ans.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1417" title="desert" src="http://www.maplanetebleue.net/wp-content/uploads/2011/11/desert.jpg" alt="" width="480" height="250" /></p>
<p>La disparition de la mer d’Aral constitue l’illustration des conséquences de l’imposition d’un modèle économique inadapté aux ressources disponibles. La combinaison de l’irrigation et de l’agriculture industrielle a conduit à une rapide surexploitation des ressources en eau de la région. La mer d’Aral est devenue l’archétype du désastre écologique provoqué par une gestion à court terme des ressources hydrauliques. Elle n’est malheureusement pas le seul cas de plan d’eau en rapide régression, comme le lac Tchad ou la mer Morte.</p>
<p>Source : Eaux &amp; Territoires (2005)</p>
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		<title>Les requins sont-ils l&#8217;avenir de l&#8217;homme?</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Oct 2011 19:12:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis toujours, les humains craignent les requins, ce redoutable prédateur qui sillonne les mers. Tous les ans, quelques humains aventureux font les frais de leurs dents acérées. On n’a qu’à écouter le film Jaws sorti en 1975 pour s’en convraincre! D’ailleurs le grand requin blanc n’a t-il pas le surnom de «mangeur d’hommes»? Heureusement, cette image négative est entrain de changer. Cet animal pourrait en effet sauver la race humaine!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.maplanetebleue.net/wp-content/uploads/2011/10/requin.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1382" title="requin" src="http://www.maplanetebleue.net/wp-content/uploads/2011/10/requin.jpg" alt="" width="480" height="200" /></a>Depuis toujours, les humains craignent les requins, ce redoutable prédateur qui sillonne les mers. Tous les ans, quelques humains aventureux font les frais de leurs dents acérées. On n’a qu’à écouter le film Jaws sorti en 1975 pour s’en convraincre! D’ailleurs le grand requin blanc n’a t-il pas le surnom de «mangeur d’hommes»? Heureusement, cette image négative est entrain de changer. Cet animal pourrait en effet sauver la race humaine!</p>
<p>Des travaux de chercheurs américains du centre médical de l&#8217;université de Georgetown, à Washington, ont mis en évidence que la squalamine, une substance que les requins produisent dans leur foie et qui pourrait permettre de combattre certains virus humains, allant de l&#8217;hépatite à la fièvre jaune.<br />
En effet, grâce à cette substance, les virus dont sont affectés les requins, sont contenus voire totalement éradiqués dans certains cas.</p>
<p>Les requins sont apparus au cours du Dévonien. Les plus anciens fossiles dateraient de 430 millions d’années, soit près de 200 millions d’années avant les premiers dinosaures et 428 millions d’années avant l&#8217;être humain et ont relativement peu évolué depuis. Il s’agit donc d’animaux plutôt primitifs. Pourtant, ils semblent résister mieux que plusieurs autres espèces marines aux assauts de la modernité. Par exemple, on évalue que 27 % des bélugas du fleuve St-Laurent mourront d’un cancer dû à la pollution de l’eau, tandis que les requins, présents dans presque tous les océans du globe, développent très rarement des tumeurs, en plus d’être particulièrement résistants aux virus et aux bactéries.</p>
<p>Les requins sont pêchés depuis fort longtemps dans les océans, et leur chair est considérée comme excellente. Sur les bateaux, on utilisait leur huile pratiquement pour tout. On a découvert un peu par hasard que le squelette du requin était entièrement en cartilage, et qu&#8217;on pouvait l&#8217;utiliser pour reconstituer le cartilage dans l&#8217;organisme humain, le liquide des symphyses qui graisse les articulations et améliorer la fléxibilité des articulations. C&#8217;est un remède apprécié contre les inflammations arthritiques et l&#8217;arthrose, qui atténue aussi les douleurs. Les fractures et autres blessures osseuses guérissent plus vite.</p>
<p>Riche en calcium, phosphore, collagène et acides aminés, le cartilage de requin apporte également du sulfate de glucosamine et agit comme anti inflammatoire, en plus de restreindre fortement la souffrance en cas d&#8217;ostéoarthrite et d&#8217;arthrite. Il aide à l’assimilation du calcium et, de ce fait, à la minéralisation des os. On doit cependant préciser qu´il faut faire très attention dans la prise de cartilage de requin en complément alimentaire car cela peut empêcher la formation de nouveaux vaisseaux sanguins. Les femmes enceintes ou qui allaitent ainsi que les personnes qui ont subi une intervention chirurgicale, qui ont des plaies ouvertes ou qui sont atteintes de trouble de la circulation périphérique ou des artères ne doivent donc en aucun cas y avoir recours. Il en est de même pour les enfants en pleine croissance, car si le cartilage de requin peut fortifier leurs os, son action anti-angiogénique peut altérer le développement de leurs organes et de leurs tissus. En fait, le cartilage de requin est surtout bénéfique aux personnes âgées car il permet aussi de retarder le vieillissement de la peau et des os.</p>
<p>Lutter contre les bactéries La squalamine a d’abord intéressé les scientifiques pour son potentiel comme agent antibactérien. Alors que de plus en plus de bactéries développent une résistance aux antibiotiques traditionnels, la squalamine pourrait présenter une alternative intéressante dans ce domaine.<br />
Les scientifiques ont découvert que la squalimine, secrétée par le foie des requins et qui constitue une partie de son système immunitaire, parvenait à limiter la progression d&#8217;infections virales chez les animaux et même dans certains cas à la guérir.</p>
<p>C’est à partir du foie d’un petit requin appelé aiguillat commun qu’a été extraite pour la première fois cette substance baptisée squalamine. Déjà testée dans le traitement du cancer, de certaines tumeurs et en ophtalmologie, cette molécule, découverte en 1993 par le professeur Michael Zasloff, aurait également une action antivirale aussi large que puissante. Le Pr Zasloff rassure tout de suite les défenseurs des requins : il n’y a pas besoin de tuer les requins pour obtenir des quantités de cette substance qui peut maintenant se synthétiser en laboratoire.</p>
<div>Selon l&#8217;étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, des cultures en laboratoire ont montré que cette substance pouvait « inhiber l&#8217;infection de cellules sanguines par le virus de la dengue ainsi que l&#8217;infection de cellules du foie humain par l&#8217;hépatite B et D », selon les conclusions de l&#8217;étude.</div>
<p>Dans deux expériences de laboratoire et sur l&#8217;animal, le composé vient de démontrer une forte activité antivirale contre ces agents pathogènes humains, dont certains ne peuvent plus être traités efficacement.</p>
<p>Une molécule très prometteuse<br />
Il faut savoir que la squalamine constitue, pour le requin, une partie de son système immunitaire et c&#8217;est d&#8217;ailleurs pour cela que le professeur Zasloff s&#8217;y est intéressé. Initialement, il a cherché à comprendre pourquoi cet animal ne développait que très rarement de tumeur et de cancer. La façon dont la substance agit en virologie n&#8217;est pas encore très claire, mais il semble que la molécule attaque la membrane des cellules infectées en entraînant la mort du virus. En revanche, les cellules saines demeurent très peu sensibles à l&#8217;activité de la squalamine.</p>
<p>Selon le professeur Michael Zasloff, le découvreur de la squalamine, cette molécule sans danger pour l&#8217;homme serait « une substance prometteuse qui, dans son principe actif et sa structure chimique, n&#8217;a rien de commun avec d&#8217;autres matières actuellement à l&#8217;étude pour traiter les virus » : son dosage idéal selon lui n&#8217;est pas encore déterminé avec précision mais le chercheur entend procéder à des essais sur l&#8217;être humain. Par ailleurs, la squalamine, sans danger pour l’homme, avait déjà été envisagée pour traiter les maladies ophtalmiques et des recherches sont actuellement en cours.</p>
<p>On teste la squalamine sur des patients malades du cancer, car la substance active pourrait empêcher l&#8217;implantation des métastases. À l&#8217;heure actuelle, aux États-Unis, on est en phase 3 des tests (la dernière avant la mise sur le marché) pour le traitement du cancer de l&#8217;ovaire et de la dégénérescence maculaire liée à l&#8217;âge en ophtalmologie.</p>
<p>Les expérimentations pratiquées sur les animaux montrent un arrêt de la croissance et une réduction de la masse tumorale. Par ailleurs, seul le requin, dans tout le règne animal, n&#8217;est jamais touché par le cancer.</p>
<p>Un des défis qui attendent les scientifiques est de trouver le dosage exact de squalamine pour obtenir des résultats bénéfiques sans être toxique. Grâce à la squalamine synthétique, développée en laboratoire, on peut s’attendre à ce que les recherches avancent rapidement, et sans porter atteinte à la population de requins, déjà victime de la pêche et du braconnage.</p>
<p>Nous pourrions peut-être tirer profit du système immunitaire du requin pour faire de tous ces composants antiviraux des agents qui protégeraient l’humain d’une large variété de virus<br />
De quoi réconcilier l&#8217;homme avec le requin!</p>
<p>On devrait donc changer le titre du film «les dents de la mer» pour les dons de la mer! De quoi réconcilier l&#8217;homme avec le requin!</p>
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		<title>Le koala menacé sérieusement d&#8217;extinction!</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Sep 2011 16:49:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Une triste nouvelle! L'icône de l'Australie est sérieusement en danger! En effet, un déclin de 80 % chez plusieurs populations a été observé récemment.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1370" title="koala" src="http://www.maplanetebleue.net/wp-content/uploads/2011/09/koala.jpg" alt="" width="480" height="200" /></p>
<p>Une triste nouvelle! L&#8217;icône de l&#8217;Australie est sérieusement en danger! En effet, un déclin de 80 % chez plusieurs populations a été observé récemment. Le koala, qui vit principalement dans l&#8217;est du continent, fait face à plusieurs menaces : dégradation et perte de son habitat, développement urbain, maladies, circulation automobile, industrie minière, sécheresse, feux de forêt et attaques par les chiens.</p>
<p>Le gouvernement fédéral australien pourrait, d&#8217;ici la fin de l&#8217;année, ajouter le koala sur la liste nationale des espèces menacées.</p>
<p>Source : National Geographic news</p>
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