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	<title>Ma planète bleue</title>
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	<description>Parce que la terre ne tourne pas rond</description>
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		<title>La déforestation en Tasmanie : un carnage écologique</title>
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		<pubDate>Fri, 18 May 2012 14:05:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Au large de l’Australie, la Tasmanie abrite encore des forêts primaires à la biodiversité exceptionnelle. Longtemps oubliée, cette île de la taille de l’Irlande est un paradis de la nature. Son eau a même la réputation d’être la plus pure du monde.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/05/coupe.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1867" title="coupe" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/05/coupe.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a>Au large de l’Australie, la Tasmanie abrite encore des forêts primaires à la biodiversité exceptionnelle. Longtemps oubliée, cette île de la taille de l’Irlande est un paradis de la nature. Son eau a même la réputation d’être la plus pure du monde.</p>
<p>Tout le long de la côte orientale s’égrainent des noms français. Ce sont eux qui, les premiers, ont décrit les forêts de cette île verte et sauvage. Deux cents marins et scientifiques envoyés par Louis XVI ont accosté en Tasmanie. Aujourd’hui, la forêt en Tasmanie est exactement comme les Français l’ont trouvé il y a 200 ans. En fait, elle était déjà comme ça lorsque les aborigènes sont arrivés sur cette petite île il y a 10 000 ans.</p>
<p><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/05/forest.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1870" title="forest" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/05/forest.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a></p>
<p>Derrière ces forêts cartes postales, une destruction planifiée est cachée aux touristes. Ce que les touristes ne doivent pas voir, ce sont des hélicoptères, au-dessus de cette forêt primaire, transportant une cargaison qui a pour but, une fois relâché, de provoquer des incendies : des bombes de napalm. Une méthode radicale, employée par l’industrie forestière, pour « nettoyer » le terrain. Et les feux peuvent durer plusieurs semaines.</p>
<p><strong>Mais à quel rythme ces forêts disparaissent-elles ?</strong></p>
<p>Ces forêts disparaissent pourtant sous les tronçonneuses et les bulldozers au rythme de 44 terrains de football/jour. En fait, ils détruisent les forêts anciennes et bien sûr, tout ce qui vit dedans.</p>
<p><strong>Et pourquoi détruit-on cette forêt ?</strong></p>
<p>Toutes les espèces typiques de la forêt primaire disparaissent pour être converties en plantation industrielle. Ils détruisent des arbres centenaires, comme les eucalyptus de Tasmanie. Les plus beaux spécimens se trouvent dans la Vallée des géants. Ils peuvent atteindre 130 mètres de haut et sont, avec les séquoias, les plus grands arbres du monde. La canopée abrite des plantes rares qui ont fasciné les explorateurs français. L’amiral français D&#8217;entrecasteau a décrit au 18e siècle la noblesse de cette forêt et la façon dont les aborigènes vivaient dans certains eucalyptus, pour se protéger des intempéries. Ce sont ces eucalyptus qui intéressent l’industrie du bois, pour leur fibre et leur volume.</p>
<p><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/05/feu.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1871" title="feu" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/05/feu.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a></p>
<p>En survolant le secteur, on voit des coupes à blanc, formant des cicatrices dans le paysage. Plus de 90 % du bois coupé part vers le Japon pour fabriquer du papier. Ainsi finissent les géants de Tasmanie, en particule de bois pour l’industrie du papier. Depuis une trentaine d’années, de grandes compagnies exploitent intensivement la forêt publique et privée. Elle coupe, puis brûle tout en automne. Au printemps, elle plantera des espèces étrangères à croissance rapide et au tronc bien calibré pour les machines. En attendant, c’est la désolation.</p>
<p>Un seul de ces grands arbres, un seul eucalyptus, pourrait suffire à un ébéniste pour avoir du travail toute sa vie. En Tasmanie, à peine 3 % du bois sert à fabriquer des meubles ou autres objets. En Tasmanie, des ébénistes et des artisans sont au chômage et le secteur du bois a perdu la moitié de ses emplois en trente ans. La destruction prend des proportions tellement alarmantes qu’une vingtaine de scientifiques australiens, spécialistes de l’environnement, ont lancé une alerte commune aux autorités.</p>
<p><strong>Plus qu&#8217;une simple déforestation, c’est la destruction de tout ce qui y vit</strong></p>
<p>Les prélèvements des scientifiques montrent que ces nouvelles plantations contiennent 10 fois moins d’espèces que la forêt primaire. Les scientifiques dénoncent aussi la disparition des animaux sauvages. Des marsupiaux comme les wallabys, les opossums et les diables de Tasmanie, des espèces australiennes exclusives de cette région du monde, sont en voie d’extinction.</p>
<div id="attachment_1872" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/05/tasmanian_devil.jpg"><img class="size-full wp-image-1872" title="tasmanian_devil" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/05/tasmanian_devil.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a><p class="wp-caption-text">Le diable de Tasmanie, une espèce en voie d&#39;extinction</p></div>
<p>Ces animaux viennent manger les jeunes pousses d’arbres et cela dérange l’industrie qui les fait pousser. Ils ont donc décidé de s’en débarrasser tout simplement en les empoisonnant et malheureusement, cette méthode est très efficace. Mais on retrouve aussi des traces de ces poisons dans l’alimentation et dans les sources d’eau. C’est une pratique totalement cruelle, car il serait facile de trouver d’autres solutions.</p>
<p><strong>Et il y a des statistiques très peu reluisantes sur ce carnage, je crois&#8230;</strong></p>
<p>En 2004, près de 100 000 animaux ont été retrouvés empoisonnés. L’industrie utilise le 10-80, un agent chimique mis au point par les nazis. Quand la forêt disparait, c’est toute la biodiversité qui périt avec elle. Ici, 300 millions d’années d’évolution ont été anéanties en moins de trente ans.</p>
<p><strong>Mais quoi faire ?</strong></p>
<p>Ceux qui manifestent, qui les dénoncent, se font poursuivre ou menacer, car selon l’industrie, ces gens ternissent leur image. Certains journalistes ont même été victimes de violence pour avoir filmé des camions transportant du bois. Avec toutes ces pressions, les gens finissent par se taire. Ils ont peur de parler, d’exprimer leur opinion sur ce qui se passe en Tasmanie. Malgré la violence, les menaces de procès, certains continuent heureusement de les dénoncer, comme le sénateur australien Bob Brown. Selon lui, il faut continuer à les affronter.</p>
<p><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/05/manif.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1874" title="manif" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/05/manif.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a></p>
<p>Pour le citer : « La forêt ici est une cathédrale. L’industrie forestière se comporte comme des Vikings dans une cathédrale. Ils ne perçoivent pas la beauté, ils ne voient pas l’or, l’esprit de cette forêt. Ces hommes viennent avec des machines et détruisent tout pour une seule raison : l’argent. Nous perdons toute la connaissance, la beauté, notre mission de transmettre cette forêt aux générations futures. Si nous ne pouvons le faire ici, en Australie, dans un pays qui a la chance d’être riche, comment pouvons-nous demander aux peuples d’Amazonie, d’Indonésie ou d’Afrique de protéger leur forêt ? »</p>
<div id="attachment_1875" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/05/bob.jpg"><img class="size-full wp-image-1875" title="bob" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/05/bob.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a><p class="wp-caption-text">Le sénateur australien Bob Brown</p></div>
<p>Aussi incroyable que cela puisse paraitre, le bois et le papier issus de ce carnage écologique sont commercialisés avec le label PEFC censé garantir que les bois viennent de « forêts certifiées et gérées durablement ». Cette certification a été initialement conçue pour les forêts européennes, qui sont pour la plupart des forêts cultivées et en pleine extension, où l’exploitation forestière ne pose pas de problèmes majeurs. Mais en 2003, PEFC a décidé de certifier des bois exotiques issus bien souvent des dernières forêts primaires du monde. Le cas des forêts de Tasmanie est révélateur de la faiblesse de ces certificats. Afin de « verdir » les bois issus de ce carnage écologique, les industriels locaux ont eu l’idée de créer un éco-label sans aucun soutien des associations de protection de l’environnement locales&#8230; qui dénoncent ces pratiques scandaleuses depuis des années. Puis, ils ont demandé à l’éco-label PEFC la &laquo;&nbsp;reconnaissance mutuelle&nbsp;&raquo;. L’objectif ? Gagner en visibilité et en crédibilité, en commercialisant ces bois sous le label PEFC qui est beaucoup plus reconnu en Europe et&#8230; PEFC a accepté !</p>
<p>Il y a des chiffres qui effraient. Dans le monde chaque minute 28 hectares de forêts sont détruits. Par année, c’est l’équivalent d’un pays comme la Grèce. Lorsque l’on consomme du papier, il faut toujours penser que cette matière était un arbre avant et toujours se demander est-ce que je gaspille la nature?</p>
<p>C’est donc important de faire des efforts et d’être conscient à quel point nos besoins immédiats et futiles peuvent détruire ce que la nature a mis des millions d’années à bâtir.</p>
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		<title>Croisières aux baleines</title>
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		<pubDate>Tue, 08 May 2012 21:06:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Si vous êtes passionné par ces mammifères marins exceptionnels, vous aimerez cette page Facebook! Croisières aux baleines vous propose des navires écologiques et certifiés Transports Canada (protecteur d&#8217;hélices pour les baleines, réduction émission bruit &#38; CO2, traitement eaux usées et fait de matériaux recyclables). Cette entreprise familiales située à l&#8217;entrée du Parc marin du Saguenay-Lac-St-Jean [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1858" title="baleine" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/05/baleine.jpg" alt="" width="480" height="267" /></p>
<p>Si vous êtes passionné par ces mammifères marins exceptionnels, vous aimerez cette page Facebook!</p>
<p>Croisières aux baleines vous propose des navires écologiques et certifiés Transports Canada (protecteur d&#8217;hélices pour les baleines, réduction émission bruit &amp; CO2, traitement eaux usées et fait de matériaux recyclables). Cette entreprise familiales située à l&#8217;entrée du Parc marin du Saguenay-Lac-St-Jean possède de grands zodiacs offrant plus d&#8217;espace. Pour une expérience inoubliable!</p>
<p><a href="http://www.facebook.com/croisiereauxbaleines">Croisière aux baleines</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le maintien de la biodiversité marine au Canada, loin des préoccupations du gouvernement</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Apr 2012 02:49:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Loin des yeux, loin du coeur. Cela semble bien s'appliquer en ce qui concerne la biodiversité des océans canadiens. Avec nos 220 000 km de littoral et nos 3 océans, le Canada possède la deuxième plus grande étendue de côtes du monde, après la Russie. Pourtant, selon la Société Royale du Canada, une entité indépendante du gouvernement, les problèmes de biodiversité marine et la protection des environnements marins semble bien loin des préoccupations d’Ottawa.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1846" title="biodiversite" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/biodiversite.jpg" alt="" width="480" height="267" />Loin des yeux, loin du coeur. Cela semble bien s&#8217;appliquer en ce qui concerne la biodiversité des océans canadiens. Avec nos 220 000 km de littoral et nos 3 océans, le Canada possède la deuxième plus grande étendue de côtes du monde, après la Russie. Pourtant, selon la Société Royale du Canada, une entité indépendante du gouvernement, les problèmes de biodiversité marine et la protection des environnements marins semble bien loin des préoccupations d’Ottawa.</p>
<p>Dans cet imposant rapport de 316 pages, les auteurs produisent également une analyse critique de la situation des aires marines protégées au Canada notamment au regard de ses engagements internationaux. Les océans qui bordent le Canada le définissent et subviennent à plusieurs de ses besoins.</p>
<p>Les océans qui bordent le Canada le définissent et subviennent à plusieurs de ses besoins. Ils soutiennent un vaste ensemble d’activités humaines, des loisirs au transport, en passant par la pêche; sur trois côtés du pays, ils servent de frontières et assurent notre protection. Mais nos océans se sont dégradés sous l’effet de l’activité humaine —y compris de la surpêche, de l’aquaculture et de tout ce que nous faisons, qui alimente les changements climatiques.</p>
<p>Les experts jugent que la plupart des engagements relatifs aux AMP n’ont pas été honorés et ils illustrent ce constat en rappelant que moins de 1 % des territoires marins du Canada est protégé et que la superficie des aires marines protégées progresse vingt fois moins vite que celles des aires protégées terrestres.</p>
<p>« <em>Nous laissons tomber nos océans</em> », écrivent les experts de la Société Royale du Canada. Pourtant, le Canada a signé la Convention sur la biodiversité. rédigée après le Sommet de la Terre à Rio, en 1992. On dénote ici une similarité avec le Protocole de Kyoto, qui visait à diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Encore une fois, voici la preuve que le Canada n’a pas donné suite à ses engagements.</p>
<p>« <em>Ottawa est loin de se conformer à ses engagements internationaux visant à établir un réseau de zones maritimes protégées avant 2012</em> », affirme la Société.</p>
<p>« <em>Les changements observés chez les espèces du Canada sont parmi les plus importantes dans le monde</em>», peut-on lire dans le rapport du groupe d’experts de la Société qui précise aussi que la biomasse totale d’espèces y a diminué de plus de 90 % depuis les années 1960. Et ce n’est pas sans conséquences économiques directes : rappelons-nous l’effondrement de la pêche à la morue, qui a touchée près de 40 000 emplois et a été la plus importante mise au chômage de l’histoire canadienne, ce qui a représenté 2 à 3 milliards de dollars en prestations d’aide sociale. Et tout ça parce que la gestion de cette pêche et l’exploitation de cette ressource n’avaient pas été planifié écologiquement.</p>
<p>Des années après l’effondrement des populations de morues, autrefois foisonnantes et sources d’une industrie florissante, le Canada n’a toujours pas de plan d’action clair pour la reconstitution des stocks de poissons au large de Terre-Neuve.</p>
<div id="attachment_1852" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/filets.jpg"><img class="size-full wp-image-1852" title="filets" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/filets.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a><p class="wp-caption-text">La surpêche est un problème majeur partout sur la planète</p></div>
<p>Tout comme la morue, quatre autres espèces ont été décimées, ajoute le rapport : la plie, le sébaste, le grenadier de roche et la raie tachetée. Les descriptions dans ce rapport des incidences des changements climatiques, des pêches et de l’aquaculture sur la biodiversité et les projections concernant leur impact futur ne permettent pas d’avoir une vision positive de l’avenir.</p>
<p>Après avoir examiné les données, la Société conclue que le Canada a accompli bien peu de progrès tangibles relativement à son engagement à soutenir la biodiversité marine. Bien que le Canada ait élaboré et ratifié des politiques et des accords judicieux et qu’il se soit porté à la défense d’idées très judicieuses par une forte rhétorique, peu de résultats ont été cependant obtenus sur le terrain et, par conséquent, il n’a pas respecté plusieurs de ses engagements nationaux et internationaux.</p>
<p>Contrairement à son rôle de chef de file autoproclamé, les analyses des initiatives canadiennes de protection et de gestion des environnements marins sont beaucoup moins flatteuses. Les chercheurs des universités Yale et Columbia ont mis au point un indice de performance environnementale et l’ont utilisé pour classer 163 pays, d’après 25 indicateurs de performance, relativement à la santé publique environnementale et à la vitalité de leurs écosystèmes. Selon cette analyse, le Canada s’est classé 125e sur 127 pays sur le plan de la préservation des pêcheries. Une autre analyse a situé le Canada au 70e rang sur 228 pays concernant l’établissement de zones protégées marines. Le Canada n’a jamais réussi à respecter ses cibles et ses obligations par rapport à la préservation de la biodiversité et à la promotion du développement durable.</p>
<p>Nos océans ne sont actuellement pas entre bonnes mains. Le Canada se classe parmi les derniers concernant l’établissement de zones protégées marines.</p>
<p>Que faudrait-il faire ? Selon la Société, il faudrait tout d’abord revoir la Loi sur les pêches qui remonte à 1868, d’autant qu’elle donne à Pêches et Océans Canada un pouvoir discrétionnaire excessif qui lui permet de dicter les activités qui devraient être régies par la science et modulées par des valeurs sociales et politiques transparentes. Puis, poursuit la Société, il faudrait faire en sorte que la Loi sur les océans, qui mise sur la gestion écosystèmique, soit vraiment appliquée. L’an dernier, Pêches et Océans Canada a alloué 15,9 millions de dollars à la protection des océans, soit 2,27 $ par kilomètre carré de mer canadienne. Cela représente moins que le prix d’un kilo de poisson!</p>
<p>L<strong>e Canada est entrain de tourner le dos à la mer</strong></p>
<p>Dans le discours du trône du 3 juin 2011, la Société note que les mots « océan » et «arctique» n’ont jamais été mentionnés et que le mot «mer» ne l’a été qu’une fois pour parler d’une autoroute qui devrait relier le Canada «d’une mer à l’autre».</p>
<p>Paradoxalement, les océans sont menacés par l’inaction humaine lorsqu’il s’agit d’apporter les changements et de mettre en œuvre les réformes nécessaires à la protection de notre patrimoine marin. Les transformations physiques et biologiques résultant des changements climatiques, de même que des conséquences plus directes de l’activité humaine, sont en train de modifier la biologie marine. Cela aura des conséquences graves pour la sécurité alimentaire et pour le bien-être socioéconomique des collectivités côtières.</p>
<p>Les changements climatiques sont aussi un facteur de pression et ont une incidence sur la biodiversité marine. Le réchauffement climatique pourrait entraîner l’extinction locale de certaines espèces et l’établissement d’espèces non indigènes, dont entre autres, plusieurs changements importants pour la pêche.</p>
<p>Puisque le Canada possède un territoire marin unique au monde, il est regrettable de voir les mauvaises performance du Canada en matière de création d’aires marines protégées et son mauvais classement mondial.</p>
<p>Les auteurs de cet important rapport soulignent également que les rares AMP existantes sont souvent assez permissives quand à la poursuite d’activités humaines extractives au sein même de ces zones de protection.</p>
<p>L’analyse par les experts de la situation actuelle et des tendances futures a mené à l’élaboration de plusieurs recommandations très pertinentes, notamment :</p>
<ul>
<li>moderniser la Loi sur les pêches (d’ailleurs l’une des plus anciennes lois au Canada);</li>
</ul>
<ul>
<li>le ministère fédéral des Pêches et Océans doit passer à l’action afin que le Canada respecte ses engagements nationaux et internationaux en matière de préservation de la biodiversité marine;</li>
</ul>
<ul>
<li>la gestion des pêches doit reposer sur les connaissances scientifiques, et non être tributaire des intérêts politiques;</li>
</ul>
<ul>
<li>le gouvernement doit prendre au sérieux la situation des océans, et réduire les pouvoirs du ministère des Pêches et Océans.</li>
</ul>
<p>Huit provinces sur dix et les trois territoires côtoient des océans. Seules deux provinces n’ont pas de littoral maritime; l’une d’entre elles est l’Alberta, contrée du premier ministre Stephen Harper.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La menace de la tortue à oreilles rouges au Québec</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 22:15:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Biologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Au Québec, les neuf espèces de tortues sauvages sont protégées en vertu de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune. La loi interdit de les chasser, de les capturer, de les garder en captivité ou de les vendre. Sur 9 espèces, seulement 2 ne sont pas désignées menacée ou vulnérable (la tortue serpentine et tortue peinte). Malheureusement, en plus de la destruction de leur habitat, nos tortues indigènes doivent faire face à un nouveau concurrent : la tortue à oreilles rouges, un animal domestique répandu au Québec.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/tortue1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1819" title="tortue1" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/tortue1.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a></p>
<p>Au Québec, les neuf espèces de tortues sauvages sont protégées en vertu de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune. La loi interdit de les chasser, de les capturer, de les garder en captivité ou de les vendre. Sur 9 espèces, seulement 2 ne sont pas désignées menacée ou vulnérable (la tortue serpentine et tortue peinte). Malheureusement, en plus de la destruction de leur habitat, nos tortues indigènes doivent faire face à un nouveau concurrent : la tortue à oreilles rouges, un animal domestique répandu au Québec.</p>
<p>Voici les espèces indigènes que l&#8217;on retrouve au Québec :</p>
<div id="attachment_1838" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/ponctuee.jpg"><img class="size-full wp-image-1838" title="ponctuee" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/ponctuee.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a><p class="wp-caption-text">La tortue ponctuée, susceptible d&#39;être désignée menacée ou vulnérable</p></div>
<div id="attachment_1832" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/geographique.jpg"><img class="size-full wp-image-1832" title="geographique" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/geographique.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a><p class="wp-caption-text">La tortue géographique, espèce vulnérable</p></div>
<div id="attachment_1826" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/tortue4.jpg"><img class="size-full wp-image-1826" title="tortue4" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/tortue4.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a><p class="wp-caption-text">La tortue serpentine, espèce indigène répandue au Québec</p></div>
<div id="attachment_1830" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/luth.jpg"><img class="size-full wp-image-1830" title="luth" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/luth.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a><p class="wp-caption-text">La tortue luth est une espèce menacée au Canada</p></div>
<div id="attachment_1833" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/tortue_peinte.jpg"><img class="size-full wp-image-1833" title="tortue_peinte" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/tortue_peinte.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a><p class="wp-caption-text">La tortue peinte, répandue au Québec</p></div>
<div id="attachment_1835" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/musquee.jpg"><img class="size-full wp-image-1835" title="musquee" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/musquee.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a><p class="wp-caption-text">La tortue musquée, une tortue menacée depuis 2010 au Québec</p></div>
<div id="attachment_1836" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/mouchetee.jpg"><img class="size-full wp-image-1836" title="mouchetee" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/mouchetee.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a><p class="wp-caption-text">La tortue mouchetée, espèce désignée menacée en 2010 au Québec</p></div>
<div id="attachment_1837" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/des-bois.jpg"><img class="size-full wp-image-1837" title="des-bois" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/des-bois.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a><p class="wp-caption-text">Tortue des bois, espèce vulnérable</p></div>
<div id="attachment_1839" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/molle.jpg"><img class="size-full wp-image-1839" title="molle" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/molle.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a><p class="wp-caption-text">Tortue-molle à épines, espèce menacée dont la seule population québécoise connue vit dans lac Champlain et ses tributaires</p></div>
<h2>Description de l’espèce</h2>
<p>La tortue à oreille rouge doit son nom à la présence d’une tache rougeâtre ou orange derrière chaque œil. La peau de la tête, du cou, ainsi que des membres est verdâtre et striée de lignes jaunes. Cette espèce possède une carapace ovale et relativement bombée, dont la partie supérieure (la dossière) est de couleur brun olive, et parcourue de lignes jaunes. Le plastron (partie inférieure de la carapace) est jaune et généralement marqué de grandes taches noires sur chacune des écailles. La coloration de certains mâles adultes (et occasionnellement des femelles) devient parfois plus sombre en vieillissant, le jaune et le rouge étant remplacés par des pigments bruns et noirs. La taille des adultes varie entre 10 et 40 cm.</p>
<h2>Les espèces similaires</h2>
<p>Parmi les huit espèces de tortues d’eau douce au Québec, la tortue peinte (Chrysemys picta) est la plus susceptible d’être confondue avec la tortue à oreilles rouges, mais la présence des taches rougeâtres chez la dernière et le patron de la dossière (partie supérieure de la carapace), lisse et foncée chez la tortue peinte, permet de distinguer les deux espèces. On remarque l’absence de marques noires sur le plastron.</p>
<p><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/tortue2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1824" title="tortue2" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/tortue2.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a></p>
<h2>Habitat</h2>
<p>La tortue à oreilles rouges est un reptile d’eau douce qui fréquente les cours d’eau calmes et lents, les étangs, les lacs et les marais. Puisque la tortue est un animal ectotherme, c’est-à-dire que la température de son corps dépend de la température ambiante, elle recherche des zones de chaleur et se repose fréquemment au soleil à la surface de l’eau ou sur des perchoirs (roches, billes de bois) afin d’optimiser sa température interne et faire ses activités quotidiennes. Sa capacité maximale d’activités est atteinte à des températures oscillant autour de 25 à 30°C, mais la tortue peut tolérer des températures jusqu’à 42°C et elle a déjà été observée en train de nager sous la glace. La tortue à oreilles rouges peut être active tout au long de l’année dans le sud de son aire de distribution. Au Québec, elle passe toutefois l’hiver en hibernation au fond des étangs.</p>
<h2>Introduction et principaux vecteurs de propagation</h2>
<p>La tortue à oreilles rouges est native du bassin du Mississipi. Elle est vite devenue la tortue vedette dans le commerce des tortues domestiques. Entre 1989 et 1997, plus de 52 millions d’individus étaient exportés des États-Unis dans les magasins d’aquariophilie. Cette espèce est devenue très populaire à cause de sa petite taille, ses exigences peu contraignantes pour l’élevage et son coût négligeable. Peu de propriétaires réalisent que cette espèce peut dépasser les 40 cm de longueur à l’âge adulte et vivre plus de 50 ans en captivité. Plusieurs propriétaires ont donc relâché dans les étangs urbains leurs tortues de compagnie, une fois devenue trop grosse, favorisant ainsi l’établissement de cette espèce dans de nombreuses zones humides. Elle est ainsi devenue, et de loin, l’espèce de tortues non indigène la plus introduite à travers le monde entier. La libération intentionnelle ou accidentelle de ces animaux d’aquarium et de jardins d’eau dans les plans d’eau publics représente la voie d’entrée principale de cette espèce dans les réseaux hydrographiques. Tant que ces pratiques se poursuivront, il y a aura de nouveaux risques d’introduction.</p>
<h2>Distribution connue</h2>
<p>Au Québec, bien que cette espèce exotique se trouve à sa limite septentrionale, soit le plus au nord de sa répartition géographique, elle est capable de survivre aux hivers québécois en hibernant. Jusqu’à maintenant, l’espèce ne semblait pas pouvoir se reproduire et élever des jeunes viables. Cependant, en 2010, des observations de ponte ont été rapportées dans la région de Montréal. Des conditions climatiques favorables, avec des printemps plus hâtifs et plus chauds par exemple, pourraient permettre à cette espèce de se reproduire et ainsi de se répandre dans nos régions. Peu de suivis scientifiques sont encore disponibles sur cette espèce, mais les récentes découvertes de sites de pontes inquiètent la communauté scientifique. L’aide des citoyens est vivement sollicitée afin de communiquer toute observation de cette espèce dans les milieux naturels à l’Atlas des amphibien reptile du Québec (AARQ) <a href="mailto:aarq@ecomuseum.ca">aarq@ecomuseum.ca</a>.</p>
<h2><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/tortue3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1825" title="tortue3" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/04/tortue3.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a></h2>
<h2>Impacts de son introduction</h2>
<p>La tortue à oreilles rouges est capable de causer des déséquilibres dans les habitats qu’elle colonise facilement, car il s’agit d’une espèce très tolérante qui peut s’établir rapidement dans de nouveaux milieux. Elle peut ainsi tolérer les eaux saumâtres et survivre dans les canaux d’irrigation et les étangs urbains. De plus, son régime alimentaire omnivore, composé de plantes aquatiques et de petits animaux (insectes, invertébrés, têtards, poissons, œufs de grenouilles), en font un redoutable envahisseur, capable d’affecter de nombreuses populations et communautés animales et végétales.</p>
<p>Les tortues à oreilles rouges sont aussi des compétiteurs agressifs avec les autres espèces de tortues indigènes pour l’habitat, particulièrement les sites de ponte et de bain de soleil, et la nourriture. Ainsi, dans les endroits où des populations se sont établies, la tortue à oreilles rouges présente un avantage compétitif sur les espèces indigènes de tortues, car l’âge de maturité est plus précoce, le taux de fécondité est plus élevé et la taille corporelle est plus imposante à l’âge adulte. Par exemple, en France, la tortue à oreilles rouges menace sérieusement les populations de cistude d’Europe (Emys orbicularis), une espèce de tortue en danger d’extinction.</p>
<p>Malgré son occurrence et les alertes soulevées à travers le monde, les impacts de la tortue à oreilles rouges sur les écosystèmes sont encore mal cernés. Au Québec, il est crucial de prévenir la propagation de cette espèce qui pourrait compromettre les populations de tortues indigènes (tortue géographique).</p>
<h2>Prévention et contrôle</h2>
<p>Plusieurs pays dans le monde ont pris la mesure draconienne d’interdire l’importation de cette espèce. Au Québec, le commerce est autorisé et les risques de propagation de la tortue à oreilles rouges sont associés à la libération accidentelle, mais surtout volontaire, de cette espèce lorsqu’un propriétaire ne souhaite plus avoir cet animal domestique chez lui.</p>
<p>Et ce n&#8217;est pas uniquement un problème québécois : la Chine, la Suisse, la France et le reste du Canada par exemple sont aussi pris avec ce problème d’invasion.</p>
<p>Avant d’acheter cette espèce de tortue, il faut penser à long terme. Aurais-je suffisamment d’espace pour elle, une fois adulte? Est-ce que j’aurai du temps à y consacrer? Ce sont toutes des questions pertinentes, car une tortue on peut comparer ça à un perroquet, c’est un engagement à long terme. Si jamais le propriétaire ne peut plus la garder, la dernière chose à faire est donc de la relâcher dans la nature! Il faut bien se documenter, car peut-être qu’une autre variété de tortue ou de reptile nous conviendrait plus.</p>
<p>Source : Ministère des Ressources Naturelles et de la Faune, Québec</p>
<p>Les tortues sont apparues il y a plus de 200 millions d&#8217;années, elles ont vu apparaître et disparaître les dinosaures, et elles ont vu apparaître et se répandre les humains.</p>
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		<title>L&#8217;Europe submergée par le froid : le Petit âge glaciaire pourrait-il survenir à nouveau ?</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Feb 2012 04:17:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Déjà à l'automne 2011, des météorologues britanniques prévoyaient un hiver 2012 très froid en Europe. Les spécialistes britanniques ont fait ces conclusions à la base de l'analyse des changements des températures océaniques et de l'intensivité des courants de l'Océan Atlantique qui, selon les chercheurs, définissent le caractère de l'hiver en Europe, y compris dans la partie européenne de la Russie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1775" title="rome_snow" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/02/rome_snow.jpg" alt="" width="480" height="267" /></p>
<p>Déjà à l&#8217;automne 2011, des météorologues britanniques prévoyaient un hiver 2012 très froid en Europe. Les spécialistes britanniques ont fait ces conclusions à la base de l&#8217;analyse des changements des températures océaniques et de l&#8217;intensivité des courants de l&#8217;Océan Atlantique qui, selon les chercheurs, définissent le caractère de l&#8217;hiver en Europe, y compris dans la partie européenne de la Russie. Comme on l&#8217;a vu dans les médias, depuis la fin de janvier 2012, l&#8217;Europe subissait des chutes de températures inhabituelles et des précipitations sous forme de neige abondantes. À la fin février, la vague de froid inhabituelle faisait déjà plus de 600 morts, principalement en Ukraine et en Pologne. Même la neige n&#8217;as pas épargné Rome, où des photos impressionnantes des vestiges romains recouverts de neige on circuler sur Internet.</p>
<div id="attachment_1784" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/02/rome.jpg"><img class="size-full wp-image-1784" title="rome" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/02/rome.jpg" alt="" width="480" height="267" /></a><p class="wp-caption-text">Il faut remonter à plus de 25 ans pour voir de telles chutes de neige à Rome</p></div>
<p>La vague de froid meurtrière a débuté le 27 janvier 2012 a particulièrement touchée l&#8217;Est de l&#8217;Europe et la région de la mer Noire. En date du 11 février dernier, plus de 600 décès avaient été enregistrés en raison de cette vague de froid. De spectaculaires chutes de neige n&#8217;ont pas épargné le sud de l&#8217;Europe, au climat habituellement doux. Plusieurs dizaines de centimètres de neige ont recouvert des villes en Italie et même l&#8217;Algérie! À la mi-février, la neige a paralysé de nombreux Algériens, car plusieurs d&#8217;entre eux n&#8217;ont même pas de chauffage. En Suède, un homme a été retrouvé dans sa voiture recouverte par la neige. La personne serait restée deux mois coincée, sans nourriture, alors que les températures sont parfois descendues à -30 °C. Il a été retrouvé totalement par hasard. Sa survie pourrait s’expliquer par sa léthargie, un état proche de l’hibernation disent les médecins.</p>
<div id="attachment_1787" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1787" title="neige" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/02/neige.jpg" alt="" width="480" height="267" /><p class="wp-caption-text">En Roumanie, la neige a enseveli voitures et maisons, et des ponts aériens ont dû être mis en place pour approvisionner certaines régions (LeMonde)</p></div>
<p>Cette vague de froid nous rappelle le Petit âge glaciaire, survenu à la fin du Moyen-Âge. Mais pourrait-il se produire de nouveau ?</p>
<div id="attachment_1792" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1792" title="Hongrie" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/02/Hongrie.jpg" alt="" width="480" height="267" /><p class="wp-caption-text">En Hongrie comme en République Tchèque, les températures du 12 février sont descendues sous les 25 degrés celcius et pourraient même atteindre les moins 40 degrés dans les montagnes tchèques</p></div>
<p>Par Petit âge glaciaire, on entend normalement la période qui va de la fin du 16e siècle jusqu&#8217;aux années 1850-1860, période caractérisée par une forte crue des glaciers alpins, avec quelques maxima autour de 1600, au cours du 17e siècle, vers 1820 et finalement dans les années 1850. Le terme « Petit âge glaciaire » désigne donc la période d&#8217;extension maximale des glaciers à l&#8217;époque moderne. En Europe, ce phénomène correspond à une série de mauvaises récoltes, de famines et de plusieurs catastrophes naturelles.</p>
<p>Le début du Petit âge glaciaire n&#8217;est pas établi de manière précise, mais les différentes indications que l&#8217;on trouve dans la littérature scientifique semblent d’une manière générale renvoyer son début à la fin du Moyen Âge. Quelques grands évènements climatiques peuvent donc être soulignés comme des points de repère d&#8217;un Petit âge glaciaire étendu du XIII<span class="Apple-style-span" style="font-size: 11px;">e</span> siècle au milieu du XIX<span class="Apple-style-span" style="font-size: 11px;">e </span>siècle :</p>
<ul>
<li>1250 : début de l&#8217;extension de la calotte glaciaire en Atlantique ;</li>
<li>1300 : les étés jusqu&#8217;alors chauds cessent de l&#8217;être de façon nette ;</li>
<li>1315 : Grande famine de 1315-1317 ;</li>
<li>1550 : début théorique de l&#8217;expansion mondiale des glaces ;</li>
<li>1650 : premier minimum climatique.</li>
</ul>
<p>Est-ce qu&#8217;un refroidissement de cette ampleur pourrait être à nouveau possible?</p>
<h2>Le réchauffement climatique menace de refroidir l&#8217;Europe</h2>
<p>Aussi étrange que cela puisse paraitre, le réchauffement global provoque des hivers plus froids. Les glaciers, en reculant, laissent de vastes surfaces d&#8217;eau à découvert. À la différence des glaciers, celles-ci absorbent intensément le rayonnement solaire qui les réchauffe.</p>
<p>Avec la fonte des glaces en Arctique, l&#8217;eau douce s&#8217;accumule de plus en plus dans l&#8217;océan arctique. Selon certains scientifiques britanniques, cette eau douce serait capable à terme de refroidir les températures européennes, ce qui empêcherait la régulation thermique opérée grâce au courant océanique du Gulf Stream. Les températures en Europe pourraient être refroidies par une grande piscine d’eau douce sous la banquise et qui ne cesse de s’étendre dans l’Océan Arctique, exerçant un ralentissement des courants océaniques.</p>
<p>En effet, des scientifiques de l’Université de Londres et du Centre National d’Océanographie de Grande-Bretagne estiment que la surface de la mer arctique aurait augmenté de 15 cm depuis 2002. Pour ce faire, les chercheurs se sont servis des satellites pour mesurer la hauteur de la surface de la mer entre 1995 et 2010.</p>
<p>Or, le bilan s&#8217;est avéré lourd : 8 000 kilomètres cubes d’eau douce en plus. C’est près de 10 % de l’ensemble de l’eau douce contenue dans l’Océan Arctique. Ce phénomène est directement lié à la fonte des glaces qui s’opère en raison du réchauffement climatique depuis une dizaine d’années.</p>
<p>Plus inquiétant encore, selon l’étude britannique, cette piscine d’eau douce pourrait se déverser dans le reste de l’Océan Arctique et même jusqu’au nord de l’Océan Atlantique si le vent change de direction, ce qui a lieu tous les dix ans environ. L&#8217;eau douce qui s&#8217;accumule dans l&#8217;océan Arctique pourrait venir donc priver l&#8217;Europe des effets cléments du Gulf Stream. Ce phénomène pourrait refroidir l&#8217;Europe en ralentissant un courant océanique en provenance du Gulf Stream qui permet à l&#8217;Europe de conserver un climat relativement doux en comparaison à d&#8217;autres pays situés sur les mêmes latitudes.</p>
<h2>Après la vague de froid, les inondations</h2>
<p>Comme si les nouvelles n&#8217;étaient pas assez mauvaises, le redoux après cette vague de froid et de neige abondante pourrait avoir de sérieuses conséquences en Europe centrale et en Europe de l&#8217;Est. C&#8217;est du moins ce que prévoit l&#8217;agence des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe, qui avertit, mardi 21 février, que les régions paralysées par la neige et la vague de froid cet hiver devront faire face à un risque de graves inondations au printemps.</p>
<p>Les températures en Bulgarie et en Roumanie devraient s&#8217;élever entre 8 et 10 °C au cours des dix prochains jours, faisant fondre la glace le long du Danube. Alors que des milliers de personnes restent bloquées par la neige de la Serbie à la Bulgarie, il y a des signes avant-coureurs d&#8217;inondations destructrices pouvant provoquer des pertes en vies humaines et en biens économiques. Les zones sans infrastructures adéquates pour gérer les inondations – telles que barrages ou digues – seront particulièrement touchées.</p>
<p>À la suite des crues de l&#8217;Elbe et du Danube en 2002, la Commission européenne avait mis en place le système européen d&#8217;alerte des inondations. La SIPC a estimé que le dégel annoncé pourrait mettre ce système à l&#8217;épreuve à plus grande échelle encore.</p>
<p>L&#8217;hiver 2012 a été rude pour l&#8217;Europe : chute de neige de plus de 2 mètres, routes impraticables, froid sibérien, fermetures d&#8217;écoles, annulation de vols et de trafic maritime durant plusieurs jours et la conséquence la plus fâcheuse, la mort de plus de 600 personnes. De plus, les centrales pour la production d&#8217;électricité fonctionnent à plein régime depuis le début janvier. L&#8217;Allemagne a même du acheter de l&#8217;électricité à l&#8217;Autriche. Dans plusieurs pays, les équipements de déneigement sont plutôt déficients, alors on peut facilement imaginer le chaos qui a pu régner dans de nombreuses villes européennes. Espérons que le printemps leur sera plus clément!</p>
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		<title>La tempête solaire qui a touché la terre est-elle dangereuse?</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 04:18:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences]]></category>

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		<description><![CDATA[Biensûr, l'éruption solaire de la nuit du dimanche 22 au lundi 23 janvier ne rivalisera pas avec celle de 1989, qui avait provoqué chez nous, au Québec, et dans le nord-est des Etats-Unis une panne électrique générale de 9 heures. Ni avec celle de 1859, la plus violente jamais enregistrée, qui avait généré des surtensions sur le réseau télégraphique et des incendies en Amérique du Nord. Mais c'est tout de même une tempête importante.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1753" title="solar_top" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/01/solar_top.jpg" alt="" width="480" height="267" />Biensûr, l&#8217;éruption solaire de la nuit du dimanche 22 au lundi 23 janvier ne rivalisera pas avec celle de 1989, qui avait provoqué chez nous, au Québec, et dans le nord-est des Etats-Unis une panne électrique générale de 9 heures. Ni avec celle de 1859, la plus violente jamais enregistrée, qui avait généré des surtensions sur le réseau télégraphique et des incendies en Amérique du Nord. Mais c&#8217;est tout de même une tempête importante.</p>
<p>Le flux de protons dans l&#8217;espace interplanétaire est particulièrement intense : c&#8217;est le plus élevé depuis 2005. L&#8217;éruption a projeté un nuage de plasma à la vitesse de 6,4 millions de km/h. La tempête géomagnétique induite est classée au niveau 3 sur une échelle de 5.</p>
<p>Notre astre solaire a ses hauts et ses bas qui suivent des cycles de onze ans entre deux pics d&#8217;activité. Il émerge actuellement d&#8217;un long sommeil qui a atteint son niveau le plus profond entre 2008 et 2010. Il atteindra le paroxysme de son agitation en 2013, prédisent les astronomes. Durant ces périodes d&#8217;effervescence, de nombreuses taches viennent ternir par endroit – et, paradoxalement, rendre globalement plus brillante – sa surface. Ces taches sont la manifestation d&#8217;un champ magnétique très agité, qui remonte par endroits des tréfonds de l&#8217;astre et atteint sa surface, formant alors une zone sombre à l&#8217;activité intense.</p>
<div id="attachment_1759" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1759" title="tempete_solaire" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/01/tempete_solaire.jpg" alt="" width="480" height="267" /><p class="wp-caption-text">L&#39;éjection de masse coronale est toujours un spectacle impressionnant</p></div>
<p>Le champ magnétique du Soleil s&#8217;ancre dans un gaz brûlant à des températures d&#8217;environ 6 000 degrés, et qui évolue dans un mouvement perpétuel comparable à une ébullition. Il est parcouru de particules électriquement chargées, protons ou électrons. L&#8217;énergie qui s&#8217;y emmagasine peut brusquement se libérer dans une explosion, qui crée un gaz encore plus brûlant, pouvant atteindre une dizaine de millions de degrés. C&#8217;est ce qui s&#8217;est passé lundi. Est alors éjectée dans l&#8217;espace une partie de la masse solaire accompagnée d&#8217;un champ magnétique propre. Celui-ci arrive en un jour ou deux sur Terre, c&#8217;est-à-dire aux alentours du mardi 24 janvier.</p>
<p>Heureusement, nous les Terriens, sommes protégés de ces bombardements par une double enveloppe : la magnétosphère et l&#8217;atmosphère. Les détecteurs de particules au sol n&#8217;ont, pour le moment, mesuré aucune activité anormale. Toutefois, des particules énergétiques solaires peuvent s&#8217;introduire dans la région des pôles. Le champ magnétique de l&#8217;astre, en se couplant avec son homologue terrestre, provoque alors des instabilités qui formeront de magnifiques aurores boréales.</p>
<p><strong>Mais est-ce que les tempêtes solaires peuvent avoir d’autres conséquences que la formation d’aurores boréales?</strong></p>
<p>Les particules solaires peuvent avoir des conséquences autrement plus fâcheuses. Notamment en déréglant les systèmes informatiques des satellites – et donc en perturbant potentiellement les systèmes de communication qui en dépendent. On a déjà perdu plusieurs satellites de cette façon, qui ne parvenaient plus à bien interpréter leurs commandes.</p>
<p>Par ailleurs, la ionosphère, à environ 80 kilomètres au-dessus de nous et utilisée pour les transmissions radio, peut également être touchée. Des problèmes de communication peuvent alors survenir sur des lignes aériennes proches des pôles. C&#8217;est arrivé en 2005, quand des avions volant dans la région du pôle Sud ont dû être redirigés.</p>
<p>Les tempêtes géomagnétiques peuvent avoir aussi des effets insoupçonnés. En juin, l&#8217;Organisation pour la coopération et le développement économiques notait que ce type d&#8217;aléa météorologique, consécutif à une éruption solaire, faisait partie des quelques risques majeurs susceptibles de perturber l&#8217;économie mondiale. De plus en plus intégré, le système économique – et notamment les marchés financiers – reposent en effet sur les technologies de l&#8217;information et de la communication. On peut imaginer les conséquences désastreuse d’une panne majeure des satellites de communication et des réseaux d’électricité!</p>
<p><strong>Alors est-ce que c’est dangereux pour nous? Avons nous été exposé à une forme de radiation quelconque ?</strong></p>
<p><strong></strong>Enfin, s&#8217;il n&#8217;y a à peu près aucun risque d&#8217;être criblé de protons tant qu&#8217;on reste sur le plancher des vaches, il n&#8217;en est pas de même pour les personnes voyageant en avion dans les régions polaires, et pour les quelques humains qui évoluent hors du cocon atmosphérique. Il en est ainsi du personnel de la Station spatiale internationale, situé à près de 500 kilomètres de la Terre. Bien qu&#8217;ils soient toujours sous la protection de la magnétosphère, qui s&#8217;étend jusqu&#8217;à 40 000 km autour de la Terre, ils subissent tout de même de fortes radiations. Un porte-parole de la NASA a indiqué que des experts de la NASA ont étudié la question et décidé qu&#8217;aucune mesure ne devait être prise par les six astronautes de la Station spatiale internationale pour se protéger. Ils n&#8217;auront pas besoin de se réfugier dans le compartiment spécialement prévu pour les protéger contre cette possibilité.</p>
<div id="attachment_1755" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1755" title="space_station" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/01/space_station.jpg" alt="" width="480" height="267" /><p class="wp-caption-text">La station spatiale internationale, dont la construction s&#39;est entamé en 1998, devrait s&#39;achever cette année, en 2012.</p></div>
<p>Il n’y a donc rien à s’inquiéter, c&#8217;est une bourrasque, ce n&#8217;est pas un orage sérieux. Nous aurons plutôt droit à un spectacle hors du commun dans les hautes latitudes : une recrudescence des aurores boréales.</p>
<p><strong>Et</strong> <strong>pour nos satellites?</strong></p>
<p>Côté communications, toutefois, on ne s&#8217;attend pas à un impact majeur sur les satellites. Les experts surveilleront toutefois les effets de la tempête sur les systèmes de localisation par satellite &#8211; les GPS &#8211; parce que ceux-ci, qui étaient très rares lors de la dernière tempête solaire, sont devenus omniprésents. Quoi qu&#8217;il en soit, les experts disent que c&#8217;est un événement de routine. C&#8217;est seulement le cycle solaire qui recommence. On va en avoir d&#8217;autres, des pires que ça, sûrement. Mais il ne faut pas s’attendre à des cataclysmes. Ce qui se passe présentement est dans l&#8217;ordre des choses. C&#8217;est une tempête tout à fait normale.</p>
<p>La seule chose à faire : scruter le ciel, vous verrez peut-être un magnifique spectacle, tout à fait inoffensif!</p>
<p>Source : LeMonde.fr, Radio-Canada et La Presse (2012)</p>
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		<title>Les 10 découvertes de l&#8217;année</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 16:13:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sciences]]></category>

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		<description><![CDATA[Année après année, nous sommes impatients de découvrir le fruit du travail des chercheurs québécois. Et l’année 2011 n’a rien à envier aux précédentes! Certaines recherches relèvent de la science fondamentale tandis que d’autres ont déjà des applications concrètes. Certaines trouvailles ont été faites au coeur de la forêt québécoise ou au beau milieu du fleuve St-Laurent, et d’autres dans le silence d’un laboratoire. Le magazine Québec-Science a sélectionné 10 découvertes parmi les quelques 90 qui leur avaient été soumises.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1742" title="top" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2012/01/top.jpg" alt="" width="480" height="267" />Année après année, nous sommes impatients de découvrir le fruit du travail des chercheurs québécois. Et l’année 2011 n’a rien à envier aux précédentes! Certaines recherches relèvent de la science fondamentale tandis que d’autres ont déjà des applications concrètes. Certaines trouvailles ont été faites au coeur de la forêt québécoise ou au beau milieu du fleuve St-Laurent, et d’autres dans le silence d’un laboratoire. Le magazine Québec-Science a sélectionné 10 découvertes parmi les quelques 90 qui leur avaient été soumises.</p>
<p>Voici donc un survol des 10 découvertes de l’année qui se sont démarquées par leur rigueur scientifique, mais aussi grâce à leur originalité et leur aspect novateur. Bref, le meilleur de la science d’ici!</p>
<p><strong>1-Lumière sur les neurones</strong></p>
<p>C’est la quête ultime des biologistes : observer en direct les signaux que s’échangent les 100 milliards de neurones du cerveau! Ce rêve, les physiciens du Centre d’optique, photonique et laser de l’Université Laval s’en approchent un peu plus chaque jour. Le tout au service d’une nouvelle science, l’optogénétique.</p>
<p>L’outil qu’ils viennent de développer offre une incursion inédite au coeur des méandres cérébraux! Cette électrode, appelée «optrode», parce qu’elle est à la fois optique et électrique, permet en effet d’étudier les neurones un par un, et même de les contrôler en utilisant de la lumière. Une révolution en neurobiologie.</p>
<p>Pour mieux comprendre cette brillante découverte, il faut savoir que les neurones communiquent entre eux en générant de brefs signaux électriques. Depuis des décennies, les spécialistes étudient ce phénomène grâce à de fines pipettes en verres remplies d’une solution saline conductrice. En collant le minuscule embout de la pipette contre un neurone, ils peuvent enregistrer les courants générés au niveau de sa membrane. Par contre, cette technique ne donne pas d’informations sur les mécanismes internes qui régissent le fonctionnement de la cellule. Il fallait donc un outil qui parvienne à capter ces signaux complexes en plus de l’activité électrique.</p>
<p>Utiliser la lumière pour activer ou inhiber des mécanismes moléculaires à l’intérieur des neurones, grâce à des protéines fluorescentes insérées artificiellement dans les cellules pour servir d’interrupteurs. Certe, l’optogénétique est encore très expérimentale. Les chercheurs entrevoient tout juste l’immense champ d’exploration qui s’ouvre à eux. Si l’utilisation de la lumière peut paraître loufoque, les objectifs sont toutefois très sérieux.</p>
<p>Les outils comme l’optrode permettent d’observer un cerveau intact, peut-être même un jour chez l’humain, et donc de mettre au point de nouveaux traitement.</p>
<p><strong>2-Mal de dos, mal de cerveau</strong></p>
<p>La douleur lombaire n’affecte pas seulement le dos, elle abîme aussi le cerveau. Mais on sait maintenant que ces lésions sont réversibles. La douleur lombaire est un vrai handicap. Elle empoisonne l’existence, embrouille le jugement, gruge la patience et peut même causer la dépression et des troubles anxieux.</p>
<p>Pire encore, les patients sont souvent atteints jusque dans leur cerveau : la matière grise s’amincit, parfois au point d’entraîner des troubles cognitifs. Le laboratoire du Alan Edwards Center for research on pain, à l’Université McGill, est entièrement dédié à l’étude de la douleur. La chercheuse Laura Stone en est convaincue : soulager la douleur chronique améliore la qualité de vie, mais aussi le fonctionnement du cerveau.</p>
<p>Il semble que la douleur agisse comme une charge cognitive additionnelle et cette dernière serait à l’origine des modifications cérébrales. Les chercheurs du centre espéraient pouvoir ralentir la progression de ces modifications cérébrales, en traitant la douleur, mais ils se sont aperçu que le traitement mène à une récupération complète. C’est une excellente nouvelle pour les gens victimes de douleur chronique au dos!</p>
<p><strong>3-Tous des mutants</strong></p>
<p>Chaque personne possède quelques gènes qui diffèrent un peu de ceux portés par son père ou sa mère. Ces gènes ont muté, contribuant à faire évoluer l’espèce. Le rythme de mutation de l’ADN humain est toutefois plus lent qu’on croyait. Dans nos gènes, se trouvent une quarantaine de mutations que nos parents n’avaient pas. Et il en apparaît autant à chaque génération. C’est ce qu’on découvert des chercheurs américains, britanniques et montréalais en comparant pour la première fois le génome complet de deux parents à celui de leurs enfants.</p>
<p>Les mutations constituent un phénomène normal. Les chercheurs croyaient cependant que le taux de mutation chez l’humain était d’environ une centaine par génération. Or, il est beaucoup moindre. Une trouvaille qui a même mérité quelques pages dans la fameuse revue Nature Genetics en juin 2011.</p>
<p>Cette découverte pourrait déboucher sur des applications concrètes en santé. Plusieurs maladies, notamment les cancers, résultent de mutations dans le génome, d’où l’intérêt de comprendre comment ces anomalies apparaissent et se transmettent au fil des générations, parce que posséder un gène mutant a rarement pour effet de nous donner de super-pouvoirs!</p>
<p><strong>4-L’arme secrète des bactéries</strong></p>
<p>Des chercheurs ont percé une partie du mystère entourant la résistance des bactéries contre les virus et cette découverte pourrait aider à contrer la résistance aux antibiotiques et à fabriquer de meilleurs fromages!</p>
<p>Les bactéries et les virus se livrent une guerre sans merci. Pour se défendre, certaines bactéries ont mis au point un système ingénieux. Lorsqu’elles sont infectées, elles dérobent un morceau d’ADN à leur attaquant et l’intègrent à leur propre génome. C’est comme si elles avaient trouvé le moyen de se vacciner contre le virus. C’est ce qu’a découvert l’équipe de Sylvain Moineau, professeur au département de biochimie, microbiologie et bioinformatique de l’Université Laval, en étudiant <em>Streptococcus thermophilus</em>, une bactérie utilisée dans l’industrie laitière pour fabriquer du yogourt ou certains fromages. Cette découverte aura non seulement des applications en médecines, mais aidera à créer de meilleurs fromages.</p>
<p><strong>5-Collaboration souterraine</strong></p>
<p>Certains feuillus et conifères soudent leurs racines pour partager les ressources du sol. L’un disparait, l’autre dépérit. Une découverte. faites par des chercheurs de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, qui pourrait changer les pratiques forestières.</p>
<p>L’étude s’est concentrée sur les peuplements de pins gris, mais le phénomène semble répandu chez plusieurs espèces. Déjà, les compagnies forestières se sont montrées intéressées par la découverte, publiée en juin dernier.</p>
<p><strong>6-Visser dans le mille</strong></p>
<p>Les plaques et vis de métal utilisées pour réparer les fractures des os pourraient bientôt être dépassées. Une nouvelle vis réparatrice en mousse de titane pourrait remplacer les vis d’acier inoxydable et accélérer la guérison.</p>
<p>Parce que la vis est perforée de trous de 50 à 400 microns de diamètres, les cellules responsables de la synthèse des os peuvent y pénétrer. Peu à peu ils colonisent l’implant et rebâtissent le tissu osseux.</p>
<p><strong>7-Du poisson pour l’intelligence</strong></p>
<p>L’exposition aux pesticides durant la grossesse nuit au développement intellectuel des enfants. Cette découverte a même fait la manchette des journaux en 2011. La chercheuse qui a fait la découverte suggère donc aux femmes enceintes de manger bio, car même lavé, certains fruits et légumes restent contaminés par les pesticides.</p>
<p><strong>8-L’estuaire tourne au vinaigre</strong></p>
<p>Les eaux du fond de l’estuaire du St-Laurent s’acidifient plus vite que les océans. Ainsi, l&#8217;équipe de recherche est montée à bord du navire Coriolis II pour recueillir des échantillons dans le fond du fleuve Saint-Laurent, entre le fjord du Saguenay et Sept-Îles. Les membres ont comparé leurs résultats à ceux recueillis dans les années 30 par des membres du clergé. Sur l&#8217;échelle du pH, les eaux au fond de l&#8217;estuaire auraient perdu de 0,2 à 0,3 point au cours des 75 dernières années, alors que celui des océans a diminué de 0,1 durant la même période. L&#8217;étude, publiée en juillet dernier, permet d&#8217;expliquer pourquoi certains mollusques n&#8217;arrivent plus à former leur coquille de carbonate de calcium, qui se dissout dans une eau très acide.</p>
<p><strong>9-Dépister l’alzheimer</strong></p>
<p>Grâce à un chercheur de l’Université McGill, nous disposerons peut-être bientôt d’un test simple et peu coûteux pour diagnostiquer la maladie d’alzheimer. C’est peut-être pour bientôt grâce au test sanguin. En effet, on peut détecter la maladie dans le sang des gens atteints. Ce test simple et peu onéreux pourrait permettre de confirmer le diagnostic, dès l’apparition des premiers symptômes.</p>
<p><strong>10-Des médicaments téléguidés</strong></p>
<p>Des chercheurs ont réussi à diriger de minuscules billes médicamenteuses jusqu’au centre d’une tumeur en passant par le système sanguin, une invention qui devrait un jour faciliter le traitement de plusieurs cancers.</p>
<p>On pourrait donc utiliser cette technique pour des traitements plus ciblés et à des endroit très difficile. Le chercheur de Montréal espère un jour s’attaquer au cancer du cerveau, l’un des plus difficiles à traiter.</p>
<p>Toutes ces découvertes sont plus impressionnantes les unes que les autres et plus impressionnant encore, elles ont toutes été réaliser ici!</p>
<p>Pour les découvrir plus en détails, procurez-vous le magasine Québec-Science de février 2012!</p>
<p>Source et photos : Québec-Science</p>
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		<title>Bilan de la conférence de Durban : un succès de justesse ou un échec lamentable?</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 18:13:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Au lendemain de la conférence de Durban, qui s'est tenue en Afrique du Sud du 28 novembre au 9 décembre dernier, deux éléments majeurs ont retenu l'attention de tous : l'abandon de Kyoto par le Canada et l'accord, signé à la dernière minute et qui repousse encore davantage la prise de mesures plus contraignantes et efficaces de la part des pays développés.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1680" title="durban_kyoto" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/12/durban_kyoto.jpg" alt="" width="480" height="267" /></p>
<p style="text-align: left;">Au lendemain de la conférence de Durban, qui s&#8217;est tenue en Afrique du Sud du 28 novembre au 9 décembre dernier, deux éléments majeurs ont retenu l&#8217;attention de tous : l&#8217;abandon du protocole de Kyoto par le Canada et l&#8217;accord, signé in extremis le 11 décembre et qui repousse encore davantage la prise de mesures plus contraignantes et efficaces dans la lutte aux changements climatiques de la part des pays développés.</p>
<h2 style="text-align: left;">Le protocole de Kyoto, le grand perdant</h2>
<p>Maintenu artificiellement en vie jusqu&#8217;à la fin de la décennie en cours (surtout grâce à l&#8217;Europe), le protocole de Kyoto ne servira malheureusement pas de modèle au prochain accord international, qui devra s&#8217;appliquer à partir de 2020. De plus, il n&#8217;entraînera aucun nouvel engagement et n&#8217;aura à peu près aucun impact concret sur le climat.</p>
<p>Autre nouvelle fort peu encourageante : à partir du 1er janvier 2013, le Canada quitte définitivement le protocole de Kyoto et ne sera plus soumis à aucun objectif contraignant de contrôle ou de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre, comme il l&#8217;était auparavant. D&#8217;ailleurs, depuis cette conférence, le Canada ne cesse d&#8217;être la cible de nombreuses critiques de la part des gouvernements étrangers (et de l&#8217;intérieur du pays aussi) et ce n&#8217;est pas sans raison. Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré que le retrait canadien constituait « une mauvaise nouvelle pour la lutte contre le changement climatique » tandis que de son côté, le Japon a pressé le Canada de rester dans le protocole de Kyoto par la voix de son ministre de l&#8217;Environnement. Un responsable indien a quant à lui jugé que cette décision mettait en péril les maigres avancées obtenues lors du sommet de Durban. Plus encore, le négociateur pour le climat de Tuvalu, Ian Fry, a pour sa part condamné le geste du Canada. « Pour un pays vulnérable comme Tuvalu, c&#8217;est un acte de sabotage contre notre avenir. Se retirer du protocole de Kyoto est un acte irréfléchi et complètement irresponsable » a t-il mentionné.</p>
<div id="attachment_1725" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1725" title="Shell" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/12/Shell.jpg" alt="" width="480" height="267" /><p class="wp-caption-text">Protestation de l&#39;Indigenous Environment Network contre le géant pétrolier Shell en marge de la conférence de Durban</p></div>
<p>En point de presse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Weimin, a appelé Ottawa à continuer de respecter ses engagements et ses devoirs en terme de réduction de gaz à effet de serre. Il a aussi dit espérer que le Canada « adoptera une attitude constructive en participant à la coopération internationale pour faire face au changement climatique ». Rappelons par contre ici que la Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre au monde, n&#8217;est pas concernée par les contraintes de réductions d&#8217;émissions prévues par le protocole de Kyoto en raison de son statut de pays émergent, elle ne veut donc pas être tenue à des cibles contraignantes. On peut aussi souligner que la définition de « pays émergents » développée au début des années 1990, est totalement désuète de nos jours.</p>
<p>De l&#8217;intérieur, les critiques ne sont pas moins tendres. Mme May, du Parti Vert du Canada accuse le gouvernement Harper de violer la Loi de mise en oeuvre du protocole de Kyoto et rappelle que le premier ministre conservateur ne peut retirer le pays d&#8217;un traité international qui a été ratifié par la Parlement canadien (le 17 décembre 2002) sans même en discuter avec celui-ci. Les libéraux et les néo-démocrates se rangent aussi du côté de Mme May.</p>
<div id="attachment_1719" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1719" title="Mme_May" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/12/Mme_May.jpg" alt="" width="480" height="267" /><p class="wp-caption-text">La chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, a travaillé en tant que bénévole pour la délégation de Tuvalu lors du sommet de Durban sur les changements climatiques. Photo : La Presse canadienne (photo) Sean Kilpatrick</p></div>
<p>«J&#8217;ai beaucoup de difficulté de parler de ceci comme si ce n&#8217;était seulement qu&#8217;une autre décision politique», a mentionné Mme May. «C&#8217;est tragique. Quand je pense à quel point dure a été la lutte pour faire ratifier Kyoto, ce que cela signifiait. Quand je pense ce que cela a pris à la Chambre des communes pour ignorer les objections de l&#8217;Alberta, ignorer les objections de George W. Bush. Que le Canada ratifie Kyoto, c&#8217;était énorme.» Après son point de presse, Mme May avait les larmes aux yeux.</p>
<p>Pour le professeur de droit Markus Gehring, de l&#8217;Université d&#8217;Ottawa, il est «tout simplement contraire aux faits» d&#8217;affirmer que le Canada n&#8217;avait pas de programme de lutte contre les changements climatiques avant l&#8217;arrivée au pouvoir des conservateurs, comme le répètent les ténors gouvernementaux. Il y avait bel et bien un plan d&#8217;ensemble, des programmes et une enveloppe de 10 milliards, et même un projet de loi prêt à être déposé au Parlement pour donner un caractère législatif à cette politique, une politique rapidement torpillée par les conservateurs après leur arrivée au pouvoir.</p>
<p>Il faut rappeler ici un fait historique et important : jamais dans toute l&#8217;histoire du Canada notre pays s&#8217;est retiré d&#8217;un traité qu&#8217;il avait ratifié.</p>
<p>La crédibilité du gouvernement conservateur en matière d&#8217;environnement en prend un solide coup. Même le commissaire à l&#8217;environnement et au développement durable, Scott Vaughan, a écorché la manière dont le gouvernement fédéral fait respecter ses propres lois pour protéger l&#8217;environnement, dans un rapport publié le 13 décembre.</p>
<p>Selon Greenpeace, Ottawa est davantage préoccupé par la protection des pollueurs que par celle des citoyens et « vient de signer l&#8217;arrêt de mort de certaines des populations les plus vulnérables au monde ».</p>
<p>Au lendemain de la conférence, le Canada a été le premier pays à déclarer officiellement qu&#8217;il abandonnait ses engagements envers le protocole de Kyoto, signé en 1997 par une quarantaine de pays industrialisés dont le Canada faisait partie. Pour défendre son point de vue, le ministre canadien de l&#8217;Environnement (on peut se demander à quel point il défend réellement les intérêts de l&#8217;environnement), Peter Kent, a affirmé le 12 décembre, au lendemain de Durban, que Kyoto « ne couvre pas les deux plus grands pays émetteurs, les États-Unis et la Chine, et donc, ne peut pas fonctionner ». Ce fait n’est pas faux, au contraire, si les États-Unis et la Chine avaient adhéré au protocole de Kyoto dès le départ, on ne serait peut-être pas entrain de mettre Kyoto sur le respirateur artificiel&#8230;</p>
<p>Lorsque l&#8217;on sait la vraie raison qui a motivé le gouvernement conservateur, pour soit disant sauver notre économie, c&#8217;est encore plus désolant.</p>
<p>Alors que, selon Les Amis de la terre, la conférence de Durban touche le fond et n’est rien d’autre qu&#8217;une ruse pour détourner l&#8217;attention du monde de l&#8217;échec des pays développés à respecter les engagements existants de réduire leurs émissions, le Canada brandit la menace de la perte de milliers d&#8217;emplois si le pays ne quittait pas Kyoto. Peter Kent a en outre évalué à 14 milliards de dollars les pénalités que le Canada risquait de devoir verser s&#8217;il restait partie au protocole sans atteindre ses objectifs. C&#8217;est l&#8217;équivalent de 1600 $ par famille canadienne, a-t-il plaidé. Cependant, le fait de ne pas respecter ses engagements et de ne pas diminuer ses émissions de gaz à effet de serre risque de coûter encore plus cher à l&#8217;économie canadienne, fait avancé par la Table ronde nationale sur l&#8217;environnement et l&#8217;économie. De plus, Kyoto n&#8217;a pour l&#8217;instant aucun mécanisme d&#8217;application efficace face à ceux qui ne le respecte pas. Les sanctions s&#8217;appliqueraient uniquement à un pays qui choisirait de s&#8217;engager pour une seconde période aux termes du protocole de Kyoto. Rien dans Kyoto n&#8217;oblige un pays à dépenser un seul dollar. Rien dans Kyoto ne peut induire ou obliger un pays à acheter des crédits.</p>
<p>Le cofondateur d&#8217;Équiterre, Steven Guilbeault, croit pour sa part que la réputation du Canada est fortement ternie. « Au cours des dernières semaines, le Canada a été dénoncé par plusieurs de ses partenaires économiques. L&#8217;Union européenne, la Chine, l&#8217;Inde et la Russie ont publiquement dénoncé l&#8217;inaction du gouvernement. Mais là, maintenant, le Canada est reconnu comme un menteur, comme un pays qui n&#8217;a pas de parole », a-t-il déploré. Et, peut importe l&#8217;argument que le gouvernement conservateur amènerait, « ça ne servira qu&#8217;à tenter de justifier l&#8217;injustifiable » a mentionné André Bélisle, président de l&#8217;Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique.</p>
<p>Le protocole de Kyoto, comme l&#8217;a si bien dit le minitre Kent, est chose du passé. Ça ce n&#8217;est pas tout à fait certain. Comme l&#8217;a mentionné Mme May sur son blogue, ce qui est du passé, c&#8217;est la réputation du Canada comme pays ayant de l&#8217;intégrité et la réputation du Canada comme pays sachant faire preuve de leadership en matière d&#8217;environnement. Les accords de Durban, qui ont débouché, dimanche à l&#8217;aube, sur une feuille de route vers un accord en 2015 englobant tous les pays pour lutter contre le réchauffement, sont malheureusement encore faibles et le Canada vient de leur donner un bon coup de pied là où ça fait mal. Nous n&#8217;avions pas besoin d&#8217;un nouvel accord, nous avions Kyoto&#8230;</p>
<p>Source : Radio-Canada, La Presse, Le Devoir, Le Parti Vert du Canada, Greenpeace, Les Amis de la terre</p>
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		<title>L&#8217;après Kyoto, une urgence d&#8217;agir non seulement pour le climat</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Nov 2011 23:07:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Lundi le 28 novembre s'ouvrait, à Durban en Afrique du Sud, la 17e conférence de l'ONU sur le climat. Jusqu'au 9 décembre, les représentants de près de 183 pays vont entre autres décider de l'avenir après le protocole de Kyoto, seul traité international qui impose des objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre à une quarantaine de pays industrialisés et qui prend fin en 2012. Mais obtenir un accord mondial après Kyoto n'est pas seulement essentiel pour la santé de la planète, c'est de plus en plus une question de sécurité mondiale. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1665" title="durban" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/durban.jpg" alt="" width="480" height="267" />Lundi le 28 novembre s&#8217;ouvrait, à Durban en Afrique du Sud, la 17e conférence de l&#8217;ONU sur le climat où près de 25 000 délégués sont attendus. Jusqu&#8217;au 9 décembre, les représentants de près de 190 pays vont entre autres décider de l&#8217;avenir après le protocole de Kyoto, seul traité international qui impose des objectifs de réduction d&#8217;émissions de gaz à effet de serre à une quarantaine de pays industrialisés et qui prend fin en 2012. Ils devront aussi tenter de faire oublier l&#8217;échec relatif de la 15e conférence à Coppenhague en 2009. Et la conférence de Durban s&#8217;annonce beaucoup plus difficile que celle de Cancun en 2010, de l’aveu même des négociateurs qui soulignent le contexte international politique et économique difficile. Mais obtenir un accord mondial après Kyoto n&#8217;est pas seulement essentiel pour la santé de la planète, c&#8217;est de plus en plus une question de sécurité mondiale.</p>
<p>Alors que les pays en développement et les états insulaires vulnérables aux changement climatiques exigent que les pays développés reprennent des engagements d&#8217;ici la fin de 2012, ceux-ci [les pays développés] semblent manquer de volonté et tardent à s&#8217;engager dans une lutte efficace contre les émissions de CO2. En effet, les négociations climatiques sont au pied du mur et l&#8217;on constate un manque d&#8217;ambition flagrant.</p>
<p>Or, l&#8217;objectif de contenir le réchauffement sous les 2°C ressemble plus à une utopie qu&#8217;à un objectif réalisable. Avec la crise financière qui guète l&#8217;Europe en trame de fond, les ambitions affichées sont à la hauteur de l&#8217;échec redouté, car arriver à un nouvel accord qui contraindrait l&#8217;ensemble des pays à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre afin de lutter contre le réchauffement climatique relève presque du miracle.</p>
<h2>Une question de sécurité mondiale</h2>
<p>La lutte aux changements climatiques n&#8217;est pas seulement une question diminution des gaz à effet de serre. Les changements climatiques sont désormais une menace pour la sécurité dans le monde.</p>
<p>Les sécheresses et inondations plus fréquentes, l&#8217;élévation du niveau de la mer, les famines et les épidémies viennent attiser les tensions déjà présentes. Les changements climatiques ont donc des répercussions géopolitiques et peuvent même contribuer à accentuer la pauvreté, la dégradation de l&#8217;environnement et l&#8217;affaiblissement des gouvernements déjà fragilisés. Alors que les changements climatiques ne déclenchent pas directement de conflits, il pourrait plutôt agir comme un accélérateur d&#8217;instabilité et de conflits.</p>
<p>Le conflit du Darfour au Soudan, causé par une sécheresse exceptionnelle qui a contraint les populations d&#8217;éleveurs à fuir vers d&#8217;autres terres, est l&#8217;illustration la plus frappante de la dimension sécuritaire du réchauffement climatique.</p>
<p>Les déplacements de populations peuvent aussi être la cause de tensions, surtout si ces déplacements ne sont pas fait de façon planifiée. Une équipe de chercheurs internationaux, dans un article publié dans le mensuel américain Science en octobre, a souligné que la migration liée au changement climatique était déjà en cours dans le delta du Mékong au Vietnam, le long du fleuve Limpopo au Mozambique, en Mongolie intérieure en Chine, le long de la côte de l&#8217;Alaska et dans les îles Carteret en Papouasie-Nouvelle Guinée. Ces chercheurs ont d&#8217;ailleurs lancé un appel à adapter la législation nationale et internationale pour assurer une migration équitable et dans les meilleures conditions pour les populations concernées.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1669" title="durban2" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/durban2.jpg" alt="" width="480" height="267" /></p>
<p>Pour l&#8217;instant, les petits états insulaires de l&#8217;océan Indien et du Pacifique, dont on prévoit la disparition d&#8217;ici 50 ans,  figurent parmi les états les plus touchés par l&#8217;élévation du niveau de la mer. Les habitants de ces îles devront peut-être éventuellement être localisés, mais où? L&#8217;Australie a tout bonnement refusé l&#8217;hospitalité aux futurs écoréfugiés quant à la Nouvelle-Zélande, elle n&#8217;est pas beaucoup plus accueillante : elle accepte la venue de seulement 75 Tuvaluans par an, un chiffre dérisoire au regard du drame qui sévit.</p>
<div id="attachment_1671" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1671" title="tuvalu" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/tuvalu.jpg" alt="" width="480" height="267" /><p class="wp-caption-text">Archipel polynésien, Tuvalu est situé au centre de l&#39;océan Pacifique et comptait 10 544 habitants en 2008</p></div>
<p>Les menaces pour la sécurité viendront également de plus en plus de la santé, en particulier de l&#8217;expansion des moustiques et des maladies liées à l&#8217;eau insalubre, et du risque amplifié de famine et pauvreté du fait de la hausse des prix des produits alimentaires. En février dernier, la Banque mondiale estimait que 44 millions de personnes dans les pays en développement avaient sombré dans l&#8217;extrême pauvreté à cause de la flambée des prix de l&#8217;alimentation.</p>
<p>Avec le recul, on peut s&#8217;interroger sur Kyoto. A-t-il vraiment servi à quelque chose? Le Canada et l&#8217;Australie par exemple, tout deux signataires du protocole, n&#8217;ont même pas réussi à le respecter, tout comme le Japon et l&#8217;Espagne. De plus, les États-Unis et la Chine, qui n&#8217;ont jamais voulu faire partie du protocole, produisent 40 % des émissions de CO2 à eux seuls. Il en est autrement de l&#8217;Union européenne et même de l&#8217;Europe de l&#8217;Est, qui dans certains cas, on même réussit à dépasser les objectifs. Pour que le nouvel accord soit réellement sérieux et contraignant, il doit donc réintroduire les États-Unis et y associer les pays émergents comme la Chine et l&#8217;Inde.</p>
<p>De plus, d&#8217;ici Noël, le gouvernement canadien pourrait annoncer son retrait du protocole de Kyoto.Le ministre de l&#8217;Environnment, Peter Kent, croit que la décision de l&#8217;ancien gouvernement libéral de signer le protocole de Kyoto a été l&#8217;une des plus grandes bourdes qu&#8217;il a commises, puisqu&#8217;il n&#8217;avait aucune intention de respecter cette entente. Le ministre affirme que le Canada compte faire la promotion àDurban d&#8217;un traité qui lie tous les pays, y compris les principaux émetteurs de gaz à effet de serre.</p>
<p>Deux autres pays qui ont adhéré à la première phase du protocole de Kyoto, la Russie et le Japon, ont annoncé qu&#8217;ils refusent d&#8217;accepter de nouvelles cibles de réductions de gaz à effet de serre sans que l&#8217;ensemble des pays se plie aux mêmes contraintes.</p>
<p>Il sera intéressant de voir, après le 9 décembre, quel bilan nous pourrons faire de cette 17e conférence sur le climat et si un nouvel entente mondial sur les émissions de gaz à effet de serre, pour faire suite à Kyoto, verra le jour. Malheureusement, plusieurs sont déjà pessimiste à cet égard. Le secrétaire général adjoint des Nations unies à la communication et à l&#8217;information, Kiyo Akasaka, s&#8217;est déclaré quant à lui «pessmiste» sur ce qui risque de sortir de la conférence de Durban. «Les États-Unis sont hors protocole et le Canada ne respectera pas ses objectifs. Comment ces pays peuvent-ils être d&#8217;accord sur l&#8217;essence même du protocole de Kyoto à Durban?» a déploré M. Akasaka. «Je peux être très pessimiste sur Durban mais la société civile, les médias qui devraient faire pression ne le font pas. Je ne vois aucune pression du peule, des entreprises, des milieux académiques», a déploré Kiyo Akasaka.</p>
<p>C&#8217;est donc la conférence de la dernière chance, où  les bases d&#8217;un éventuel accord à négocier à partir du 8 décembre par les représentants politiques des pays consistera le dernier round de cette rencontre importante.</p>
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		<title>En route vers une sixième extinction de masse</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 02:19:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mélanie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 64 espèces connues sont actuellement éteintes à l’état sauvage. Ces espèces disparues survivent aujourd'hui uniquement en élevage. Le cheval de Przewalski et l'une des deux espèces de rhinocéros blancs par exemple font partie des espèces qui ont survécu jusqu'à nos jours parce que des zoos détenaient des spécimens en captivité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1560" title="extinction_top" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/extinction_top.jpg" alt="" width="480" height="200" /></p>
<p>Selon la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 64 espèces connues sont actuellement éteintes à l’état sauvage. Ces espèces aujourd&#8217;hui disparues survivent uniquement grâce à élevage. Le cheval de Przewalski par exemple fait partie des espèces qui ont survécu jusqu&#8217;à nos jours parce que des zoos détenaient des spécimens en captivité. Aujourd&#8217;hui, 40% des reptiles de l&#8217;île de Madagascar sont en danger d&#8217;extinction. D&#8217;autres espèces ont pour leur part, complètement disparue. C&#8217;est le cas notamment du dauphin de Chine (2007), du tigre de Tazmanie (1963), du Quagga, une sous espèce du zèbre (1883) et du Dronte de Maurice, le fameux Dodo (vers 1698). Ce dernier est d&#8217;ailleurs l&#8217;archétype ultime de l&#8217;espèce éteinte car sa disparition, survenue à une époque pas si lointaine, était directement liée à l&#8217;activité humaine. L’extinction d’espèces n’est pas du tout un phénomène récent, mais la différence avec l&#8217;époque moderne, c’est qu’elle n’est pas tout à fait de cause naturelle.</p>
<h2>Grandes extinctions massives dans l&#8217;histoire</h2>
<div id="attachment_1570" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1570" title="T-Rex" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/T-Rex.jpg" alt="" width="480" height="250" /><p class="wp-caption-text">Le Tyrannosaurus Rex, l&#39;un des représentants les plus célèbres des dinosaures, vivait à la fin du Crétacé et a disparu il y a environ 65 millions d&#39;années</p></div>
<p>Sur l&#8217;échelle de temps géologique, cinq grandes extinctions massives sont survenues. Bien sûr, l&#8217;extinction des dinosaures il y a 65 millions d&#8217;années est la plus connue. Considérées comme la dernière grande extinction massive survenue jusqu&#8217;à maintenant, de nombreuses espèces de plantes et d&#8217;invertébrés se sont également éteintes à cette époque. Voici d&#8217;abord un survol de ces grandes extinctions.</p>
<p><strong>1</strong> &#8211; Survenue il y a 500 millions d&#8217;années, l&#8217;extinction du Cambrien est l&#8217;une des premières extinctions massives des espèces vivantes sur Terre. Environ 85% des espèces se sont éteintes. Un refroidissement global et la baisse du niveau des océans seraient les causes probables de cette première extinction.</p>
<div id="attachment_1605" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1605" title="trilobites" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/trilobites.jpg" alt="" width="480" height="250" /><p class="wp-caption-text">De nombreuses espèces de Trilobites (arthropodes marins) ont disparues lors de cette première extinction</p></div>
<p><strong>2 </strong>- Il y a 435-440 millions d&#8217;années, deux extinctions massives se sont produites suite à une longue période glaciaire qui aurait commencé vers la fin de l&#8217;Ordovicien (de 488 à 443 MA) et se serait terminée au début du Silurien (de 443 à 416 MA). Les extinctions auraient donc eu lieu au début et à la fin de cette période de glaciation, qui avait entraîné des désordres climatiques et écologiques importants. Fait intéressant, les couches géologiques de l’Ordovicien renferment aujourd’hui de vastes réservoirs de pétrole et de gaz de plusieurs régions du monde. Le début du Silurien est marqué par une extinction massive où près de 60 % des espèces marines ont disparu.</p>
<p><strong>3 </strong>- Il y a 365 millions d&#8217;années, l&#8217;extinction du Dévonien survient et emporte environ 75% des espèces présentes, principalement des espèces marines. Le climat qui s&#8217;était peu à peu réchauffé avait permis l&#8217;apparition d&#8217;une faune et d&#8217;une flore adaptées à des eaux plus chaudes. Cependant, le climat se refroidit de nouveau et les espèces adaptées à ces eaux chaudes disparaissent. Cette extinction se serait donc produite graduellement, sur une période d&#8217;environ 3 millions d&#8217;années.</p>
<p><strong>4 </strong>- Il y a environ 252 millions d&#8217;années, l&#8217;extinction du Permien est considérée comme la plus massive. En effet, près de 95 % de la vie marine disparaît ainsi que 70 % des espèces terrestres. Cette extinction majeure est aussi une période importante, car elle représente la limite entre l&#8217;ère primaire (Paléozoïque) et l&#8217;ère secondaire (Mésozoïque). La reprise de la vie sur Terre, suite à cette extinction, a pris beaucoup plus de temps que pour les autres extinctions massives. Cet événement a d&#8217;ailleurs été décrit comme étant « la mère de toutes les extinctions de masse ». Plusieurs causes ont été suggérées jusqu&#8217;à maintenant pour expliquer cette extinction. Certaines hypothèses avancent que des pics d&#8217;extinctions (1 à 3 pics) seraient survenus. Le plus haut serait dû à une évolution graduelle de l&#8217;environnement (changements climatiques) alors que le second serait dû à un événement catastrophique soudain (impact de météorites, activité volcanique, etc.). De plus, c&#8217;est à cette époque qu&#8217;un phénomène majeur et unique a lieu : la réunion de tous les continents en un seul supercontinent.</p>
<div id="attachment_1613" class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><img class="size-full wp-image-1613" title="edaphosaure" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/edaphosaure.jpg" alt="" width="480" height="250" /><p class="wp-caption-text">L&#39;édaphosaure est un reptile herbivore qui vivait au Permien</p></div>
<p>On commence à peine à lever le voile sur cette période. En janvier 2011, des géologues de l&#8217;Université de Calgary affirment avoir trouvé une preuve géologique et publient un article dans la revue <em>Nature Geoscience</em> appuyant l&#8217;hypothèse de l&#8217;éruption d&#8217;un supervolcan en Sibérie. Selon l&#8217;un des chercheurs de l&#8217;Université de Calgary, Benoît Beauchamps, il y aurait d&#8217;autres causes qui ont vraisemblablement participé à cette extinction. Plusieurs facteurs ont frappé de concert au même moment. « Les océans s&#8217;étaient acidifiés et appauvris en oxygène en raison de l&#8217;accroissement du CO2 dans l&#8217;atmosphère. Le climat s&#8217;était réchauffé et avait déjà poussé certaines espèces au-delà de leurs limites écologiques. Cette dernière cause dont nous avons prouvé l&#8217;existence fut probablement le point de basculement, la goutte qui a fait déborder le vase, le facteur qui a provoqué l&#8217;extinction », ajoute le chercheur canadien. Toutefois, il y a eu quand même certains animaux et certaines plantes qui ont survécu. Cette extinction a permis à de nouvelles espèces d&#8217;évoluer très rapidement en tirant avantage de tout ce qui était disponible. « C&#8217;est ainsi que sont apparus, 15 millions d&#8217;années après l&#8217;extinction, les premiers dinosaures ».</p>
<p><strong>5</strong> &#8211; La dernière et non la moindre est l&#8217;extinction du Crétacé, il y a 65 millions d&#8217;années. À cette période, 50% des espèces ont disparue, incluant les dinosaures. La cause de cette extinction qui fait l&#8217;unanimité est celle de la chute du météorite.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1596" title="crater" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/crater.jpg" alt="" width="480" height="250" /></p>
<p>Le météorite en question, de près de 10 kilomètres de diamètre, a percuté la Terre près de Chicxulub, au nord de la péninsule du Yucatan (Mexique) et a laissé un cratère d’environ 180 kilomètres de diamètre, ce qui laisse imaginer l&#8217;importance de l&#8217;impact. Appuyée par des découvertes concrètes, la théorie du cratère de Chicxulub fait aujourd&#8217;hui presque l&#8217;unanimité. Les conséquences d&#8217;un tel impact auraient été la formation d&#8217;un immense nuage de poussière qui aurait bloqué durant près d&#8217;un an les rayons du soleil, menant ainsi à une diminution de  10 à 20% du rayonnement solaire atteignant la surface de la Terre (empêchant ainsi la photosynthèse). Cela aurait pris au moins une dizaine d&#8217;années avant que les particules du nuage de poussière, transformés en aérosols, se soient déposés, expliquant donc l&#8217;extinction de plusieurs plantes, phytoplanctons et autres organismes dépendant de ces derniers, dont les dinosaures. L&#8217;impact a pu également avoir produit des pluies acides et remplit l&#8217;atmosphère autour du point d&#8217;impact de gaz toxiques. Évidemment, les chances de survie tout près du point d&#8217;impact étaient pratiquement nulles.</p>
<h2>Devenir une icône de l&#8217;extinction</h2>
<p>Les extinctions massives sont des évènements marquants qui se sont produits il y a plusieurs millions d&#8217;années et sur un échelle de temps relativement long. Cependant, une sixième extinction massive est peut-être bel et bien entrain de se produire. Depuis le début de l&#8217;Holocène, les territoires nouvellement conquis par l&#8217;homme ont vu leurs grandes espèces, qui avait  jusque là parfaitement survécu aux trois dernières glaciations, disparaître, comme le mammouth par exemple, la dernière espèce de mammouth disparaissant vers 1 700 ans av. J.-C.</p>
<p>L&#8217;exploitation des ressources naturelles, la chasse, la transformation du milieu (incendies, agricultures, déforestation, etc.), l&#8217;introduction de nouvelles espèces qui entrent en concurrence avec les espèces locales et la monoculture sont quelques unes des activités humaines qui ont conduit à la disparition de plusieurs espèces. Le Dronte de Maurice (le dodo) est l&#8217;icône par excellence de l&#8217;extinction causée par l&#8217;homme. Moins d&#8217;un siècle après sa découverte par les Européens, le dodo avait disparut de l&#8217;île à la fin du XVIIe siècle. Son incapacité à voler et le fait qu&#8217;il n&#8217;avait pas peur de l&#8217;homme en ont fait une proie facile. Mais c&#8217;est surtout l&#8217;introduction de nouvelles espèces sur l&#8217;île comme le chien, le chat, le porc et des macaques qui pillèrent les nids de dodos, alors que l&#8217;homme détruisait les forêts, que les dodos avaient pris pour foyers. En fait, l&#8217;impact de ces animaux, surtout celui des porcs et des macaques sur la population des dodos, est considéré comme plus important que celui de la chasse.</p>
<p>À plusieurs endroits, à l&#8217;époque où l&#8217;homme apparaissait sur un territoire d&#8217;où il était absent, la faune subissait une forte pression qui la menait parfois à sa disparition (surtout la mégafaune de l&#8217;époque préhistorique). En Amérique du Nord, 33 des genres de grands mammifères sur 45 se sont éteints, 46 sur 58 en Amérique du Sud, 15 sur 16 en Australie, 7 sur 23 en Europe et 2 sur 44 en Afrique subsaharienne. Ces espèces ne sont pas toutes disparues uniquement à cause de l&#8217;arrivée de l&#8217;homme. Certaines espèces ont subit le conjonction de plusieurs facteurs comme la disparition de la calotte glaciaire, l&#8217;apparition de maladies et d&#8217;autres changements climatiques. Mais ce ne sont encore que des hypothèses. Ce qui relève de la réalité par contre, c&#8217;est la disparition rapide de nombreuses espèces depuis les 200 dernières années.</p>
<p>Depuis le début du XIX<sup>e</sup> siècle, et en accélération constante depuis les années 1950, la disparition touche des espèces de toutes les tailles et de tous les genres. Le taux d&#8217;extinction actuel est de 100 à 1 000 fois supérieur au taux moyen naturel constaté dans l&#8217;histoire de l&#8217;évolution. En 2007, selon l&#8217;Union internationale pour la conservation de la nature, 1 mammifère sur 4, 1 oiseau sur 8, 1 amphibien sur 3 et 70 % de toutes les plantes évaluées sont en péril.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1628" title="ours-polaire" src="http://www.maplanetebleue.com/wp-content/uploads/2011/11/ours-polaire.jpg" alt="" width="480" height="250" /></p>
<p>Face à ces chiffres, il faut réaliser à quel point la nature et les écosystèmes peuvent être fragiles et les changements climatiques n&#8217;aideront probablement en rien. La prochaine espèce à ajouter sur la liste des animaux disparus à l&#8217;état sauvage sera t-elle l&#8217;ours polaire?</p>
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