Le protocole de Montréal, 25 ans de succès

Publié le 26 sept 2012 par Mélanie

En environnement, les mauvaises nouvelles ne manquent pas. Mais voici l’exemple que lorsqu’on y met les efforts nécessaires, on peut tout changer. C’est le cas du protocole de Montréal, signé le 16 septembre 1987 pour protéger la couche d’ozone. Le traité visant l’élimination des substances appauvrissant la couche d’ozone est le seul à avoir devancé l’atteinte de ses cibles !

Pour les 25 ans du protocole de Montréal, le ministre de l’environnement, Peter Kent, déclarait le 14 septembre dernier : « Il y a vingt-cinq ans, les pays du monde entier se sont réunis à Montréal afin de s’attaquer à un problème portant atteinte à la sécurité de nos familles et à l’état de notre planète : la production et la consommation de substances qui appauvrissent la couche d’ozone. L’abondance de ces dernières dans l’atmosphère terrestre avait mené à la dégradation de la fragile couche d’ozone. Avec le Canada au premier rang, à l’époque et maintenant, cette réunion a mené à la création du Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Il est clair que ce protocole, qui célèbre son 25e anniversaire le dimanche 16 septembre 2012, est l’un des meilleurs de tous les traités rédigés. Le Protocole de Montréal est à ce jour ratifié par 197 pays ».

En 2006, 191 Parties qui avaient ratifié le protocole de Montréal avaient dans l’ensemble réduit d’environ 95 % la consommation de substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Malgré plusieurs obstacles, les pays en développement sont parvenus à une réduction de 72 % et ont atteint la plupart des objectifs du protocole bien avant la fin des délais prévus.

Ce protocole, qui a pour mission de protéger la couche d’ozone, est un véritable succès. Face aux preuves de l’appauvrissement de la couche d’ozone, beaucoup parmi ceux qui étaient préoccupés par ses effets potentiellement catastrophiques estimaient qu’on accordait trop d’importance à la recherche au dépend de mesures visant à imposer des réductions de l’utilisation de substances chimiques appauvrissant la couche d’ozone. Or, rappelons que lorsque de nouvelles preuves sur l’appauvrissement de la couche d’ozone ont été publiées en 1985, le lien entre appauvrissement et CFC n’avait pas encore été établi.

Pourquoi des mesures drastiques n’ont pas été prise plus tôt? C’est probablement en raison de leur omniprésence dans toute la société moderne (climatiseur, réfrigérateur, aérosols, oreillers, tapis, déodorant, etc.).

Mais aujourd’hui, nous pouvons dire que cet engagement est un véritable succès! On ne peut malheureusement pas en dire autant du Protocole de Kyoto…

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Diplômée de l'Université Laval en géographie, j'ai joint l'équipe du 89,1 FM en 2010, car je me passionne pour la vulgarisation scientifique, le journalisme et les médias.

Titulaire d'une maîtrise en sciences géographiques (dont le sujet d'étude portait sur les changements climatiques), mon intérêt pour le journalisme scientifique, la protection de l'environnement, le développement durable et la promotion des sciences m'ont poussé à créer ce site Internet.

J'espère donc pouvoir vous partager ma passion pour les sciences, la nature et l'environnement!

Mélanie Jeaninfo@maplanetebleue.com